Notre sélection Folio

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  • Lucien Leuwen

    Stendhal

    • Folio
    • 26 Juin 2002

    Chassé de l´Ecole polytechnique dans les années 1830, Lucien Leuwen, grâce aux relations de son père, riche banquier parisien, obtient de devenir sous-lieutenant et gagne Nancy. Tandis que son régiment de lanciers entre dans la ville, il aperçoit, derrière une persienne entrouverte, une jeune femme blonde, Mme de Chasteller. Lui qui se croyait insensible à l´amour va s´éprendre d´elle et, lorsqu´une nouvelle carrière fera suite à sa vie d´officier de province, il n´oubliera pas cette passion.
    Ce roman qui s´ouvre sur la délicate peinture des premiers sentiments de Lucien pour Bathilde, avant de faire place à cette comédie qu´est la politique et dont l´auteur s´amuse, Stendhal le commence en 1834, puis, après l´avoir quasiment achevé, l´abandonne sans le corriger.
    Lucien Leuwen est ainsi demeuré un manuscrit de travail, avec lequel les éditeurs posthumes ont pris leurs libertés. Pour la première fois, la présente édition le propose tel qu´il est, accompagné des annotations de Stendhal : jugements, repentirs ou désirs. Ainsi se découvre une oeuvre en train de se faire entre le galop et la bride : entre l´écriture spontanée et le moment de l´évaluation critique.

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  • Le musée de l'innocence

    Orhan Pamuk

    • Folio
    • 27 Septembre 2012

    Kemal, un jeune homme d'une trentaine d'années, est promis à Sibel, issue comme lui de la bonne bourgeoisie stambouliote, quand il rencontre Füsun, une parente éloignée et plutôt pauvre. Il tombe fou amoureux de la jeune fille, et sous prétexte de lui donner des cours de mathématiques, la retrouve tous les jours dans l'appartement vide de sa mère. En même temps, il est incapable de renoncer à sa liaison avec Sibel.
    C'est seulement quand Füsun disparaît, après les fiançailles entre Sibel et Kemal célébrées en grande pompe, que ce dernier comprend à quel point il l'aime. Kemal rend alors visite à sa famille et emporte une simple réglette lui ayant appartenu : ce sera la première pièce du musée qu'il consacrera à son amour disparu. Puis, il avoue tout à Sibel et rompt les fiançailles.
    Quand, quelque temps après, Kemal retrouve la trace de Füsun, mariée à son ami d'enfance Feridun, son obsession pour la jeune femme montera encore d'un cran...
    Le musée de l'innocence est un grand roman nostalgique sur l'amour, le désir et l'absence, une nouvelle preuve de l'immense talent de l'écrivain turc.

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  • Au-dessous du volcan

    Malcolm Lowry

    • Folio
    • 16 Mars 1973

    « Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ? Horreur à la mesure de nerfs de géant ! »

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  • Dimanches d'août

    Patrick Modiano

    • Folio
    • 13 Avril 1989

    Pourquoi le narrateur a-t-il fui les bords de la marne avec sylvia pour se cacher à nice ? d'où vient le diamant la croix du sud, la seule chose dure et consistante de leur vie et qui, peut-être leur porte malheur ? de quoi est mort l'acteur populaire aimos ? qui sont les neal, et pourquoi, de leur villa délabrée, s'intéressent-ils de si près à sylvia, au narrateur, à la croix du sud ? et sylvia ? a-t-elle été l'épouse de villecourt ? et villecourt ? que vient-il faire à nice, lui aussi, à l'heure de sa déchéance ? ...
    A travers toutes ces énigmes qui s'entrecroisent, un roman d'amour se dessine, empreint d'un charme qui hante le lecteur pendant longtemps.

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  • Feu pâle

    Vladimir Nabokov

    • Folio
    • 23 Avril 1991

    Préface de Mary McCarthy traduite de l'anglais par René Micha

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  • La méprise

    Vladimir Nabokov

    • Folio
    • 3 Octobre 1991

    Préface de l'auteur. Édition révisée et augmentée de compléments de textes traduits par Gilles Barbedette en 1991

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  • La poursuite de l'idéal

    Patrice Jean

    • Folio
    • 7 Avril 2022

    «À certaines heures de la nuit, sous les draps pas lavés depuis des semaines, Cyrille se demandait s'il avait mis toutes les chances de son côté. Il écrivait des poèmes, lisait toutes sortes de romans, d'essais, de correspondances; il avait, sans trop galérer, trouvé un emploi qui, à défaut d'être passionnant, libérait son esprit sitôt qu'il s'évadait du bureau; il vivait à Paris (ou presque); ses études l'avaient nanti d'une syntaxe et d'un vocabulaire irréprochables; il n'avait pas de ventre, ne perdait pas ses cheveux ni ne déplaisait aux jeunes femmes; il bénéficiait d'une amitié précieuse, à tous les sens du terme, celle d'Ambroise - et pourtant, sa vie s'ensablait dans l'anecdotique, l'insipide, le rien. Que s'était-il passé? Quelle malédiction le condamnait à cet insignifiant surplace? Toutes les vies rasaient-elles, à son exemple, le bitume et la banalité?»Le jeune Cyrille Bertrand rêve d'une vie de poésie, d'aventures et de luxe, comme ses modèles Stendhal et Valery Larbaud. Pour l'heure, il vient de quitter ses parents à Dourdan et travaille au service contentieux de Salons&Cuisines. Et de Paris à Naples, entre l'amour, le Christ et la révolution, notre héros sans cesse se heurte à la réalité du monde...

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  • Nuit et jour

    Virginia Woolf

    • Folio
    • 19 Janvier 2017

    Mêlant comédie de moeurs et satire de la société anglaise à la veille de la Grande Guerre, ce deuxième roman de Virginia Woolf, paru en 1919, raconte l'éducation sentimentale de jeunes gens qui doivent choisir entre une existence confortablement ancrée dans le passé et l'aventure dans l'inconnu. Il met en scène leurs hésitations devant l'amour et le mariage, leurs interrogations sur les relations entre les sexes et la condition des femmes, leurs rapports complexes au milieu familial et aux aînés. D'une surprenante drôlerie, entre ironie et nostalgie, il dépeint un monde, celui de l'avant-guerre, qui paraissait déjà lointain en 1919.
    À la violence et à la confusion du réel, Virginia Woolf oppose la sécurité d'un univers fictif familier et la cohésion d'un récit bien agencé. oeuvre d'un sujet en miettes dans un monde en chaos, Nuit et jour est la tentative, désespérée et superbe, de réconcilier «la part de soi qui agit à la lumière du jour, et la part contemplative et sombre comme la nuit».

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  • Capri petite île

    Félicien Marceau

    • Folio
    • 18 Septembre 2002

    La fine fleur de la société européenne, amoureuse de ce paysage magique, s'est fixée à Capri à jamais : le comte et la comtesse Satriano, Forstetner, riche Suisse inquiétant et bizarre, Vos, le peintre hollandais qui manie toutes les langues «mais les manie rudement», Marjorie Watson, l'Américaine, Andrassy, jeune Hongrois sorti d'un camp de personnes déplacées de Naples et engagé comme secrétaire particulier par Forstetner, etc.
    Mais le personnage principal du livre est bien Capri qui agit sur chacun d'une façon subtile et surprenante, qui fait d'une lady une voleuse et d'un jeune homme ardent un abruti. Tous ces destins n'étaient-ils pas inscrits d'avance ? Ou plutôt ne convergeaient-ils pas vers Capri qui est leur accomplissement ?

  • La truite

    Roger Vailland

    • Folio
    • 30 Août 2001

    «C'est par son rire enfantin que Frédérique fit son entrée dans notre vie à tous, un soir de juin 1960, au bowling du Point-du-Jour.» Il y avait là Rambert et Lou sa vieille épouse, Saint-Genis et Mariline sa maîtresse, une bande d'amis, riches et puissants, liés les uns aux autres par des intérêts d'affaires et toutes sortes de complicités. Et l'auteur, immédiatement fasciné par Frédérique.
    Ce soir-là, elle «arnaque» les joueurs du bowling. Comme une truite, elle glisse entre les doigts. Elle accompagnera Saint-Genis jusqu'en Californie, mais lui échappera, promet à Rambert de vivre avec lui, mais s'enfuit et provoque sa chute.
    L'auteur essaie de comprendre, interroge Rambert, Saint-Genis. À l'âge de quatorze ans, Frédérique avait fondé une société secrète, aux rites aussi étranges que ceux des clans primitifs. Avec les années, seule Frédérique est restée fidèle au serment de sa jeunesse. Cela suffit-il à expliquer son pouvoir?
    L'auteur peu à peu découvre Frédérique dans toute sa singularité, tandis que le roman continue à se vivre sous ses yeux.

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  • La peau

    Curzio Malaparte

    • Folio
    • 7 Décembre 1973

    « Tu aimerais, dis, une petite fille à trois dollars, disais-je à Jack.
    - Shut up, Malaparte.
    - Ce n'est pas cher après tout, une petite fille pour trois dollars. Un kilo de viande d'agneau coûte bien plus cher. Je suis sûr qu'à Londres ou à New York une petite fille coûte plus cher qu'ici, n'est-ce pas, Jack ?
    - Tu me dégoûtes, disait Jack.
    - Trois dollars font à peine trois cents lires. Combien peut peser une fillette de huit à dix ans ? Vingt-cinq kilos ? Pense qu'un seul kilo d'agneau, au marché noir, coûte cinq cents lires, c'est-à-dire cinq dollars ! »

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  • La mélancolie de la résistance

    László Krasznahorkai

    • Folio
    • 9 Juin 2016

    Quel danger plane sur cette petite ville du sud-est de la Hongrie ? Quelle est la nature du malaise qui l'agite, et quelles sont les raisons de la révolte qui gronde ? Nous suivons Mme Pflaum, une des habitantes de la ville, et nous la voyons se débattre avec une menace jamais nommée. Ni son intérieur petit-bourgeois, ni les opérettes retransmises à la télévision ne peuvent la protéger du désordre ambiant. Son ennemie, Mme Eszter, l'appelle à l'aide pour mener campagne contre la destruction, mais la venue d'un cirque et l'exhibition d'une immense baleine sèment le trouble dans la communauté, puis précipitent la ville dans une explosion de violence.
    À partir d'un magistral chapitre d'exposition décrivant le voyage en train de Mme Pflaum, La mélancolie de la résistance avance crescendo, telle une plongée hypnotique, dans un monde fascinant et crépusculaire. Les univers de Kafka, de Beckett ou même de Thomas Bernhard ne sont pas loin dans cette oeuvre où l'auteur place au centre la question de la condition humaine dans nos sociétés post-nietzschéennes.

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  • Paula ou personne

    Patrick Lapeyre

    • Folio
    • 27 Janvier 2022

    «C'est l'innocence du hasard qui donne à une rencontre son caractère fatal et stupéfiant.»Deux amis de jeunesse se recroisent lors d'un mariage:Jean, employé au tri postal et passionné de philosophie, et Paula, jeune bourgeoise mariée. Ils entament une liaison qui réveille en eux un merveilleux sentiment d'être au monde. Mais cela suffira-t-il à leur bonheur, comme ils semblent prêts à le croire?Entre humour et gravité, une passion dont le secret réside autant dans la fièvre érotique des amants que dans leur quête d'existence.

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  • Les trois villes t.1 ; Lourdes

    Emile Zola

    • Folio
    • 25 Mars 2021

    Soulagé d'avoir achevé la « terrible série » des Rougon-Macquart, Zola cherche un sujet nouveau. En 1891, lors d'un voyage à Lourdes, il est saisi par le spectacle de cette « cité mystique » née de la vision d'une enfant en plein siècle positiviste. Il voit là un « admirable sujet » pour lequel il s'enthousiasme. Retournant à Lourdes l'année suivante, il se documente longuement sur le pèlerinage, les malades, les foules ferventes, les intérêts qui s'affrontent autour de la Grotte... Il en rapporte un témoignage incomparable, qu'il transpose dans un grand roman de la douleur et de l'espérance humaines. À travers le regard de son personnage principal, l'abbé Pierre Froment, Lourdes apparaît comme un symbole éternel, celui de l'humanité souffrante assoiffée de miracle, mais aussi comme le théâtre d'une grande idéologie moderne : la lutte de l'esprit de croyance et de l'esprit de raison.

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  • Chroniques italiennes

    Stendhal

    • Folio
    • 25 Mai 1973

    «- Eh bien ! puisque votre lâcheté le veut, moi-même je tuerai mon père...
    Animés par ce peu de paroles fulminantes, et craignant quelque diminution dans le prix convenu, les assassins rentrèrent résolument dans la chambre, et furent suivis par les femmes. L'un d'eux avait un grand clou qu'il posa verticalement sur l'oeil du vieillard endormi ; l'autre, qui avait un marteau, lui fit entrer ce clou dans la tête. On fit entrer de même un autre grand clou dans la gorge, de façon que cette pauvre âme, chargée de tant de péchés récents, fût enlevée par les diables ; le corps se débattit, mais en vain.»

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  • Béatrix

    Honoré de Balzac

    • Folio
    • 21 Juin 1979

    L'éducation sentimentale d'un jeune homme, calyste du guénic, " magnifique rejeton de la plus vieille race bretonne " (l'action commence à guérande), et le douloureux vieillissement d'une femme de lettres, félicité des touches, qui, après avoir hésité devant un dernier amour, achèvera dans un couvent l' "ardente aridité " de sa vie.
    Georges sand a inspiré le personnage de félicité. marie d'agoult et liszt ceux de la marquise de rochefide, " béatrix ", et de son amant, le musicien conti, qu'elle a autrefois volé à félicité. entre ces quatre êtres se joue un drame subtil et dangereux dans lequel pierre gascar voit " l'expression la plus achevée du romantisme balzacien " et qui résume les problèmes de la condition féminine au xixe siècle.

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  • Vies minuscules

    Pierre Michon

    • Folio
    • 26 Novembre 1996

    « Il a caressé des petits serpents très doux ; il parlait toujours. Le mégot brûlait son doigt ; il a pris sa dernière bouffée. Le premier soleil l'a frappé, il a chancelé, s'est retenu à des robes fauves, des poignées de menthe ; il s'est souvenu de chairs de femmes, de regards d'enfants, du délire des innocents : tout cela parlait dans le chant des oiseaux ; il est tombé à genoux dans la bouleversante signifiance du Verbe universel. Il a relevé la tête, a remercié Quelqu'un, tout a pris sens, il est retombé mort. »

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  • Les belles images

    Simone de Beauvoir

    • Folio
    • 7 Novembre 1972

    "Non" ; elle a crié tout haut. Pas Catherine. Je ne permettrai pas qu'on lui fasse ce qu'on m'a fait. Qu'a-t-on fait de moi ? Cette femme qui n'aime personne, insensible aux beautés du monde, incapable même de pleurer, cette femme que je vomis. Catherine : au contraire lui ouvrir les yeux tout de suite et peut-être un rayon de lumière filtrera jusqu'à elle, peut-être elle s'en sortira... De quoi ? De cette nuit. De l'ignorance, de l'indifférence.

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  • éducation européenne

    Romain Gary

    • Folio
    • 16 Novembre 1972

    "La cachette fut terminée aux premières lueurs de l'aube. C'était une aube mauvaise de septembre, mouillée de pluie ; les pins flottaient dans le brouillard, le regard n'arrivait pas jusqu'au ciel. Depuis un mois, ils travaillaient secrètement la nuit : les Allemands ne s'aventuraient guère hors des routes après le crépuscule, mais, de jour, leurs patrouilles exploraient souvent la forêt, à la recherche des rares partisans que la faim ou le désespoir n'avaient pas encore forcés à abandonner la lutte. Le trou avait trois mètres de profondeur, quatre de largeur..."

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  • D'un château l'autre

    Louis-Ferdinand Céline

    • Folio
    • 4 Août 1976

    En 1932, avec le Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline s'imposait d'emblée comme un des grands novateurs de notre temps. Le Voyage était traduit dans le monde entier et de nombreux écrivains ont reconnu ce qu'ils devaient à Céline, de Henry Miller à Marcel Aymé, de Sartre à Jacques Perret, de Simenon à Félicien Marceau.
    D'un château l'autre pourrait s'intituler « le bout de la nuit ». Les châteaux dont parle Céline sont en effet douloureux, agités de spectres qui se nomment la Guerre, la Haine, la Misère. Céline s'y montre trois fois châtelain : à Sigmaringen en compagnie du maréchal Pétain et de ses ministres ; au Danemark où il demeure dix-huit mois dans un cachot, puis quelques années dans une ferme délabrée ; enfin à Meudon où sa clientèle de médecin se réduit à quelques pauvres, aussi miséreux que lui.
    Il s'agit pourtant d'un roman autant que d'une confession, car Céline n'est pas fait pour l'objectivité.
    Avec un comique somptueux, il décrit les Allemands affolés, l'Europe entière leur retombant sur la tête, les ministres de Vichy sans ministère, et le Maréchal à la veille de la Haute Cour.
    D'un château l'autre doit être considéré au même titre que le Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit comme un des grands livres de Céline auqel il donna du reste une suite avec Nord (1960) et Rigodon (1969).

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  • Le liseur

    Bernhard Schlink

    • Folio
    • 9 Mars 2017

    À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
    Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.
    Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?»

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  • Le soleil se lève aussi

    Ernest Hemingway

    • Folio
    • 11 Mai 2017

    Paris, années 1920. Jake Barnes, journaliste américain, retrouve la belle et frivole Lady Ashley, perdue dans une quête effrénée d'amants. Nous les suivons, s'abîmant dans l'alcool, des bars parisiens aux arènes espagnoles, en passant par les ruisseaux à truites des Pyrénées. Leurs compagnons, Robert Cohn, Michael Campbell, sont autant d'hommes à la dérive, marqués au fer rouge par la Première Guerre mondiale.

    Dans un style limpide, d'une efficacité redoutable, Hemingway dépeint le Paris des écrivains de l'entre-deux- guerres et les fameuses fêtes de San Fermín. Ses héros, oscillant sans cesse entre mal de vivre et jouissance de l'instant présent, sont devenus les emblèmes de cette génération que Gertrude Stein qualifia de «perdue».

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  • Les années

    Annie Ernaux

    • Folio
    • 14 Janvier 2010

    "La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux nous fait ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.

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  • Tours et détours de la vilaine fille

    Mario Vargas Llosa

    • Folio
    • 6 Mars 2008

    Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores « la petite Chilienne » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

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