Littérature de voyage

  • Voyages en Amérique du Sud

    Charles-Marie de La Condamine

    • Belles lettres
    • 3 Décembre 2021

    Quand il s'embarque à La Rochelle le 16 mai 1735, Charles-Marie de La Condamine est loin de penser que son voyage en Amérique du Sud occuperait dix ans de sa vie.
    Parti mesurer un angle de méridien et mettre un terme à la longue querelle scientifique autour de la forme de la Terre, l'homme de science doit affronter, outre la rudesse du climat de la cordillère des Andes, les tensions, les rancoeurs et les intrigues qui agitent les membres de cette expédition. Les autorités espagnoles, quant à elles, ne voient pas d'un très bon oeil cette compagnie française, accusée d'espionnage ou de contrebande. La mission scientifique prend plus de temps que prévu, l'argent manque, les procès s'accumulent, la mort frappe à plusieurs reprises. Le résultat scientifique de cette mission, à savoir que la Terre est une sphère aplatie aux pôles, a un goût amer. Mais plutôt que de s'embarquer le plus vite possible pour Paris, La Condamine choisit de compléter son exploration de l'Amérique du Sud par un voyage sur l'Amazone. Une fois en France, c'est ce dernier voyage qu'il choisit de raconter en premier, entraînant son public dans les méandres d'un fleuve immense et dangereux, à travers une faune et une flore surprenante, toujours hanté par les mythes de l'Eldorado et des Amazones. Le journal de voyage complet viendra quelques années plus tard, car La Condamine se doit de raconter de manière presque exhaustive ses dix années d'éloignement et de travail le long des Andes.
    Cette édition réunit pour la première fois les récits de voyage de La Condamine en Amérique du Sud, suivis d'une lettre de Louis Godin des Odonais, membre de la même expédition scientifique, racontant la terrible aventure de sa femme, Isabel Godin des Odonais, seule survivante d'un voyage le long de l'Amazone.

  • Récits et carnets de voyage

    Joris-Karl Huysmans

    • Arthaud
    • 18 Mai 2022

    Joris-Karl Huysmans a vécu écartelé entre un insatiable désir d'ailleurs et «une immense aversion pour le voyage» avec tout ce qu'il peut comporter d'imprévus ou d'inconforts. Pourtant, il a parcouru la Belgique, les Pays-Bas, l'Allemagne, la Suisse, ainsi que de nombreuses régions de France. Au cours de ses voyages, il consigne ses impressions et réflexions, ainsi que des descriptions minutieuses des paysages, des villes, des monuments, des églises et des musées qu'il visite. Introduction aux coulisses de son oeuvre littéraire et de critique d'art, ce volume rassemble, pour la première fois, ses récits de voyage publiés dans la presse et ses carnets de voyage manuscrits, dont cinq demeuraient jusqu'alors inédits.L'ensemble forme un témoignage éloquent sur l'art de vivre et la culture d'Europe du Nord au tournant des XIX? et XX? siècles, et permet de saisir cette philosophie du voyage, si particulière, qui fut celle du touriste dilettante et éclairé qu'était Huysmans. Ce volume constitue les mémoires d'un pérégrin attentif, à l'heure du développement du tourisme moderne.

  • Aventures autour du Mont Blanc

    Alexandre Dumas

    • Paulsen guerin
    • 10 Mars 2022

    A l'été 1832, le jeune Alexandre Dumas, 30 ans, part en voyage à travers les Alpes, en Suisse et en Savoie alors intégrée au royaume de Piémont-Sardaigne. C'est un jeune auteur de théâtre à succès, qui a déjà écrit plusieurs pièces. Mais ces Impressions de voyage sont son premier récit. Si son goût passionné pour l'histoire s'y manifeste de manière évidente, avec de longues digressions, Dumas vit ce voyage comme une aventure intense, rendant l'instant présent avec une plume alerte. Il n'hésite pas à se mettre en scène, tour à tour brave devant les précipices ou sujet au vertige. Il observe et dépeint avec ironie ses compagnons de voyage, les ateliers, ses guides.

    Arrivé à Chamonix, il se précipite à la rencontre de Jacques Balmat, auteur un demi-siècle plus tôt de la première ascension du mont Blanc et consigne son récit dans un texte qui reste la référence pour qui veut connaître les détails de cette ascension historique. Puis l'auteur repart... vers de nouvelles aventures, retrouvant ses émotions de voyageur et son oeil d'historien inspiré par une ruine romaine ou par le souvenir encore vif du passage des armées napoléoniennes.

  • Knud ou les 7 expéditions de Thulé

    Rémi Paolozzi

    • Le mot et le reste
    • 22 Avril 2022

    Knud Rasmussen, explorateur danois métissé d'Inuit, accomplit au début du XXème siècle ce qu'aucun homme n'a réalisé avant lui. Ses expéditions à travers les terres hostiles du Groenland sont à l'origine de découvertes géographiques et ethnographiques majeures. Sa passion pour le peuple et la culture inuit était la motivation première de ces équipées parfois mortelles. La plus célèbre d'entre elles, trois ans de voyage en traineau pour franchir le passage du NordOuest, restera à jamais gravée dans les annales de l'Aventure. Anthropologue de renom, il ouvre les yeux du monde entier sur le peuple Inuit, et la voie vers la reconnaissance et les droits des Inuits du Groenland qui le considèrent comme l'un des leurs. L'auteur lui rend hommage dans cette biographie romancée passionnante.

  • L'usage du monde

    ,

    • Zoe
    • 4 Novembre 1999

    L'usage du monde est le récit d'un voyage qui dura dix-sept mois, au début des années 1950 de yougoslavie à l'afghanistan.
    Depuis trente-cinq ans il ne cesse d'inspirer d'innombrables écrivains-voyageurs. la délicate préface d'alain dufour, l'ami éditeur, nous fait assister à la genèse et à la composition du chef-d'oeuvre de nicolas bouvier, alors qu'un choix de lettres et de reproductions illustre l'amitié de l'écrivain et du peintre vagabonds de par le monde. en l'honneur du 75e anniversaire de sa création, la librairie droz réédite à l'identique l'édition originale qu'elle a publiée en 1963, avec tous les dessins de thierry vernet.

  • Neuf vies

    Robert Mads Anderson

    • Paulsen guerin
    • 9 Septembre 2021

    Le livre commence par le récit hallucinant de l'ascension en style alpin de la face Kangshung de l'Everest, le dernier exploit marquant sur le toit du monde. L'expédition réussit mais Anderson s'arrête au sommet Sud et s'acharne : il retourne huit fois à l'Everest avant de réussir..

    Même lieu, autre époque : l'Everest est alors devenu un centre commercial. Un même oeil pour raconter ces trois décennies qui ont changé la face du Toit du monde, et la façon d'y mourir. Ou d'y survivre.

  • Une année sur la route

    Samuel Adrian

    • Des equateurs
    • 18 Mai 2022

    Deux jeunes gens d'aujourd'hui, deux amis qui rêvent de détachement et de béatitude. Ils ont une vingtaine d'années et ont déjà parcouru l'Europe à pied jusqu'à Israël (voir Le Syndrome de Tom Sawyer de Samuel Adrian). Mais il leur faut le monde. Ils décident alors de partir à sa découverte au volant d'une antique Peugeot 204, plus âgée qu'eux, chargée de bouteilles de vin et de livres à satiété. Une voiture pour le moins inadaptée aux pistes de la taïga qu'ils vont devoir affronter... Ils quittent la France par l'est, traversent l'Allemagne, la Serbie, la Roumanie, la Turquie, la Russie, le Japon, puis rallient les Etats-Unis où ils tombent sur un pays en plein confinement. Le voyage au grand air devient alors un périple de l'intériorité. Un périple de quinze mois, mais aussi une histoire d'amitié à bord d'un destrier qui menace de syncope et provoque d'immenses éclats de rire. Un demi-siècle après Nicolas Bouvier, ces beatniks du XXIe siècle tracent la route comme d'autres se retirent dans un monastère ou un ashram. Ils font retraite dans le mouvement avec pour seuls mantras : ne pas perdre son temps et se consacrer à l'essentiel. Dans ce livre qui, par son style et l'intensité de son cheminement spirituel échappe à la banalité des récits de voyage, la sagesse est le graal recherché par ces fougueux aventuriers qui se sentent étrangers aux engouements tristes et vides de notre monde à demi virtuel. Tels des personnages beckettiens, ils s'interrogent sur l'absurdité de cette idéologie : faut-il voyager à tout prix ?

  • Un espace d'aventures que les héros verniens vont quadriller sans trêve, en bateau à voiles ou à bord de vedettes électriques, en touriste ou otage de pirates, de Gibraltar à Tripoli, de Trieste à la mythique Antekirtta. On y suivra tour à tour : l'épopée sanglante des Grecs et de leurs amis français lancés contre les Turcs à la conquête de leur indépendance (L'Archipel en feu, 1884) et l'hallucinant destin de Mathias Sandorf dont la mort et la résurrection se confondent avec l'orchestration d'une vengeance redoutable, hommage au Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas et l'un des chefs-d'oeuvre de Jules Verne, (Mathias Sandorf, 1885) ; la burlesque tentative de reconquête de Gibraltar par les singes Monos (Gil Braltar, 1887) et les rocambolesque péripéties rencontrées par le truculent Clovis Dardentor lors de son escapade en Algérie (Clovis Dardentor, 1896). En bouquet final, les rêves grandioses de l'architecte Roudaire pour inonder le Sahara (L'Invasion de la mer, 1905). Cinq romans verniens qui sont autant de regards, tour à tour politique et vaudevillesque, fantastique et scientifique, porté sur l'univers méditerranéen, ses rives et ses fonds, sa faune, son histoire et ses folklores.
    Ce volume contient : L'Archipel en feu (1884) - Mathias Sandorf (1885) - Gil Braltar (1887) - Clovis Dardentor (1896) - L'Invasion de la mer (1905).

  • Le voyage au Congo ; le retour du Tchad et de Dindiki

    André Gide

    • Arthaud
    • 19 Janvier 2022

    Voyage au Congo, et Le Retour du Tchad qui lui fait suite, se présente comme un « carnet de route » du 21 juillet 1925 au 14 mai 1926. Outre l'enchantement procuré par ce voyage avec Marc Allégret - Gide herborise, naturalise, papillonne -, l'écrivain dépeint la misère des villages, les maladies, dénonce le sort des prisonniers ou des enfants, les exactions de certains colons blancs et l'emprise des grandes compagnies coloniales. En dépit de la modération de son ton et du sérieux de ses observations, le texte déclenche de violentes polémiques dans la presse et à la Chambre des députés. Gide répond fermement et se revendique en tant que « voyageur libre ».
    D'une façon prophétique, il dépasse le cadre du témoignage personnel pour célébrer une « science naissante et bourgeonnante:l'ethnologie ». Il en fut l'un des précurseurs. Libre, d'une honnêteté impeccable, moderne.Dindiki, brève évocation d'un petit animal offert à Gide durant son périple, est un texte peu connu, d'une grande sensibilité.

  • La maison au bout du monde

    Henry Beston

    • Corti
    • 5 Mai 2022

    Pour tous ceux qui aiment les livres sur la nature, La Maison au bout du monde d'Henry Beston (1888-1968) reste l'un des livres les plus marquants et les plus indémodables. Il figurera aux côtés des oeuvres de H. D. Thoreau, John Muir, Rachel Carson, Aldo Leopold.
    Témoignage d'une expérience singulière de la solitude, du temps et de l'espace, il est le fruit d'une année passée en solitaire dans ce bout du monde qu'était encore Cape Cod, dans une petite maison construite au milieu d'une large bande de sable et de marais, balayée par les vents, les embruns, avec pour seuls voisins lointains les Coast guards qui se relayent, nuit et jour, aux postes de surveillance pour tenter d'éviter les naufrages.
    C'est un livre de célébration des merveilles du vivant et des éléments : la migration des oiseaux de mer, les rythmes des marées, les tempêtes sur les dunes, les étoiles dans les cieux changeants, la solidarité des humains confrontés au déchainement des éléments, la furie conjointe de l'eau et du vent. L'homme n'étant alors rien de plus qu'une brindille quand le temps se gâte.
    Dans son journal, rédigé en français, Beston révèle combien cette année passée face à l'Atlantique Nord aura marqué son être comme sa vision du monde :
    « La Nature, voilà mon pays.
    L'oeuvre - célébrer, révéler le mystère, la beauté, et la mystique de la Nature, du monde Visible. ».
    Publié en 1928 puis constamment réédité, ce livre contribua à la création du Cape Cod National Seashore.
    « C'est le privilège du naturaliste de se préoccuper d'un monde qui échappe à la violence des hommes. Quoi qu'il arrive dans le monde des humains, nous ne parviendrons pas à ternir un lever de soleil, interrompre le mouvement des vents ou endiguer la course des brisants qui se bousculent vers le rivage. ».

  • Italies excentriques

    Giorgo Manganelli

    • Gallimard
    • 30 Novembre 2006

    Pour un voyageur comme Manganelli, irrémédiablement méfiant envers les " belles villes", les monuments et les musées (" un musée cache une machination, une arrogance, une fraude"), et plutôt attiré par "les lieux mineurs, les objets controversés, les mondes périphériques, les formes distraites ou fuyantes, l'image qui participe de l'erreur", il est difficile de faire face à l'Italie. Et plus encore à une "coopérative de chefs-d'oeuvre" comme Florence, en apparence atemporelle, dépossédée de son pouvoir, exorcisée, qui ne peut plus être lue comme une allégorie du monde. Surmontant de tenaces résistances, Manganelli a fini par affronter Florence en 1982. Et les reportages, fruits de ce voyage, sont un envoûtant Baedeker, dont ne pourra se passer quiconque décide de renouveler cette expérience et d'affronter à son tour la plus intime et la plus étrangère des villes italiennes. Car, grâce à Manganelli, il ne verra pas les monuments de Florence, mais il les lira, il déchiffrera le réseau caché de références qui les relie, il recomposera un dessin mystérieux. Et il découvrira que ces monuments sont les combattants d'une secrète "rixe géométrique", dans laquelle, par exemple, le Baptistère, édifice "diamant" narcissique, "irrelié" et "inaimable", s'oppose de manière menaçante à l'architecture d'art et de danse de Santa Maria del Fiore, de San Lorenzo et de Santa Croce. Florence n'est que l'une des étapes de ce voyage, qui touche, outre la Toscane, l'Emilie, les Marches et le Sud, en particulier les Abruzzes, "grands producteurs de silence" où -nous révèle Manganelli -les monuments sont enchâssés comme de gigantesques pierres d'un torrent désormais immobile et asséché, et le Parc national est un temenos, document d'une vie perdue, écartée et distante.

  • Everest 50 : un marin sur le toit du monde

    Eric Loizeau

    • Gallimard-loisirs
    • 5 Mai 2022

    «Exactement cinquante années après la première ascension, à quelques jours près, ce 23 mai 2003, accompagné de Pemba Sherpa, je prends pied au sommet de cette montagne mythique, superbe, sauvage, perverse, après une improbable ascension dans le mauvais temps et le grand vent. Il est 8h30 du matin, j'ai les doigts de la main droite gelés, il neige abondamment et maintenant il va falloir essayer de redescendre vivants.»Éric Loizeau

  • Mary

    Dominique Lanni

    • Arthaud
    • 23 Février 2022

    1916. Au crépuscule d'un été ardent, Walter Eldridge, dit « Red » à cause de sa tignasse rouge comme un feu de brousse, vagabond issu d'une famille du Mississippi jadis fortunée, ruinée au lendemain de la guerre civile américaine, parvient à se faire engager par le Sparks World Famous Shows Circus. C'est à lui qu'est confiée la tâche de s'occuper des éléphants.
    Mary, la vedette de la troupe, une splendide femelle, exerce un puissant ascendant sur ses congénères. Bien décidé à ne pas se laisser dicter sa loi par une bête, Red lui mène la vie dure. En plein spectacle, alors qu'il la roue une nouvelle fois de coups, Mary, excédée, se retourne contre lui et le tue en lui écrasant la tête. Aux cris de « à mort l'éléphant tueur ! » proférés par la foule en délire, le directeur doit se résigner à perdre son étoile.
    Condamnée par la vindicte populaire, Mary sera pendue le lendemain, accrochée au câble d'une gigantesque grue.

  • Ombra di Venezia

    Olivier Gallon

    • La grange bateliere
    • 3 Mars 2022

    Point de départ : Il Mondo novo, fresque de Tiepolo de 1791, un grand rectangle (2 m x 5 m), comme un grand cinémascope. Ombra di Venezia est le récit d'un voyage à Venise. Une rencontre hors-saison avec la ville mystérieuse. Un traveling pour une balade à travers les ruelles et les canaux, où les sensations de l'auteur décrivent l'ambivalence d'une architecture préservée et pourtant si souvent donnée comme provisoire, au bord du gouffre... « Née de l'eau, c'est à l'eau qu'elle retournera. »

  • Nanda Devi, ultime sanctuaire himalayen

    Eric Shipton

    • Transboreal
    • 5 Mai 2022

    En 1934, l'alpiniste britannique Eric Shipton part à la conquête du plus haut sommet de l'Inde, la Nanda Devi, qui culmine à 7 816 mètres. Il est accompagné de Bill Tilman et de trois Sherpas. Fidèle à la philosophie de Shipton, l'expédition est légère : une vraie révolution dans le monde de l'alpinisme.
    La route est longue et ardue : la montagne est encerclée de hauts sommets et les conditions climatiques sont instables, mais les pionniers vont accomplir une traversée notable en reliant trois sites sacrés.
    Passionnant témoignage d'exploration dans l'Himalaya, Nanda Devi est la première traduction française d'un récit d'alpinisme culte, où se mêlent l'ardeur des efforts, la détresse parfois, mais surtout la fraternité et la liesse de cartographier un territoire sublime et inexploré.

  • Noir : textes et dessins

    Sylvain Tesson

    • Albin michel
    • 4 Mai 2022

    « Je n'aime pas la mort. Mais je sais ce que je lui dois. Sans elle, la vie serait synonyme de l'ennui. La mort nous interdit de prendre la vie à la légère. Ce n'est pas son moindre mérite. C'est pour cela que je dessine pendus & suicidés depuis trente ans. Pour me rappeler qu'au bout du chemin, il n'y aura pas la possibilité de remettre une pièce dans la machine.

    J'ai couvert des centaines de feuilles. Sur les routes, dans les cabanes, à bord des bateaux, je griffonnais. J'ai cinquante ans aujourd'hui, la mort m'a plutôt épargné, preuve que ma méthode était la bonne.

    Ces dessins ne trahissent aucun goût pour le macabre : Au contraire, les petits pendus de mes carnets me sourient et me serinent en latin (la mort parle toujours le latin) : memento mori. Souviens-toi que tu es mortel. Dans le brouhaha d'une vie en fête, dans le contentement de soi et dans le désordre de nos heures, on aurait tendance à l'oublier. C'est un tort. » .

    Sylvain Tesson

  • Le mystère de l'ile aux cochons

    Michel Izard

    • Paulsen
    • 7 Avril 2022

    L'île aux Cochons, perdue au sud de l'océan Indien, est observée pour la première fois en 1772. Terrain de chasse des phoquiers et des baleiniers au XIXe siècle, elle a été quasiment oubliée au siècle suivant. En 1982, lors de la toute dernière visite, sa colonie de manchots royaux était la plus grande du monde, avec plus d'un million d'individus. Quarante ans plus tard, 90 % d'entre eux ont disparu. Pourquoi ce déclin brutal ? Une épidémie aurait-elle décimé ces oiseaux dont le système immunitaire est fragilisé par l'isolement ? Est-ce le fait d'un prédateur particulièrement invasif ? Le réchauffement climatique pourrait-il être tenu pour responsable de cette tragédie ?

    Le grand reporter Michel Izard, auteur d'Adélie, mon amour, livre le récit de cette enquête scientifique et raconte l'histoire de l'île depuis sa découverte, le périple des explorateurs qui l'ont approchée, la vie des chasseurs qui l'ont abordée, la survie des naufragés qui s'y sont réfugiés. Un voyage dans le fracas des mers australes.

  • La riviere des ténèbres Nouv.

    La riviere des ténèbres

    Buddy Levy

    • Paulsen
    • 2 Juin 2022

    En 1541, Gonzalo Pizarro et son lieutenant, Francisco de Orellana, partent de Quito à la recherche du « pays de la Cannelle » et du mythique El Dorado. À la tête d'une expédition de deux cents hommes, ils arrivent exsangues et les pieds nus de l'autre côté des Andes. Perdus dans un labyrinthe marécageux, voyant leur nombre diminuer chaque jour, les deux conquistadors prennent la décision fatidique de se séparer. Orellana et cinquante-sept soldats descendront un peu plus bas sur la rivière Napo à la recherche de vivres, tandis que les autres les attendront.
    Pas un instant Orellana ne se doute que cette expédition de ravitaillement se transformera en exploration d'un continent. Sur son bateau de fortune, il croisera bientôt le cours du mystérieux Marañon, un fleuve aux dimensions gigantesques sur les eaux duquel il rejoindra l'océan.
    Buddy Levy raconte l'aventure extraordinaire de ces hommes qui descendirent pour la première fois l'Amazone au péril de leur vie, confrontés aux dangers et aux mystères d'un monde inconnu.

  • Elles se dressent au bout du sentier, somptueuses, d'un gigantisme à couper le souffle. À qui prend le temps de les observer, les montagnes proposent toutefois bien plus qu'un panorama:derniers îlots sauvages, elles dévoilent les lois du monde. Issues des profondeurs de la Terre, elles recèlent un eldorado de savoirs, de la formation des roches à l'évolution du climat, des phénomènes atmosphériques à la lecture des paysages. Proches du ciel, elles abritent aussi d'étranges observatoires, où les chercheurs recueillent les signaux les plus ténus afin de percer les grands mystères de l'Univers.Excursion alpine, visite de laboratoire souterrain, randonnée naturaliste, chasse aux météores, etc.:suivez l'autrice à la découverte de ces temples de la science...

  • Montagnes humaines : entretiens avec Fabrice Lardreau

    Jean-Christophe Rufin

    • Arthaud
    • 6 Octobre 2021

    «L'amitié est renforcée par la pratique de la haute montagne, qui crée des liens immédiats, développe une vision commune du monde. Il s'instaure entre les grimpeurs ce que j'appelle une intimité du vertical.»Depuis sa découverte des sommets, en Suisse pendant son enfance, Jean-Christophe Rufin (originaire des plaines du Berry) nourrit une fascination profonde pour la montagne. Amoureux notamment des Dolomites, du massif du Mont-Blanc ou des Aravis, il a toujours associé sa pratique de l'alpinisme aux notions de plaisir et de partage.Attaché à une montagne humaine, il entrevoit la haute altitude comme une terre de dépouillement révélant la vérité des êtres.Cette simplicité, cette économie de moyen rejoignent sa pratique de l'écriture, qui entretient de nombreuses correspondances avec celle de l'alpinisme:sur la paroi comme dans un livre, on progresse de prise en prise, pour mener le lecteur, comme un compagnon de cordée, le plus loin et le plus haut possible...

  • La vie de Nirmal Purja.
    En 2019, l'alpiniste népalais Nirmal Purja s'était fixé pour objectif de gravir les quatorze 8000 de la planète (soit tous les sommets de plus de 8000 mètres) le plus rapidement possible, en sachant que le record était alors de sept ans, dix mois et six jours. Purja, lui, avait prévu de boucler ces ascensions en moins de sept mois. Le résultat : un temps de six mois et six jours qui a propulsé ce soldat des forces spéciales (le premier ghurka jamais accepté au sein du Special Boat Service britannique) sous le feu des projecteurs.

  • Magellan

    Stefan Zweig

    • Paulsen
    • 17 Octobre 2021

    Fernand de Magellan, grand navigateur portugais du XVIe siècle, a une intuition géniale : on doit pouvoir contourner la barrière de l'Amérique et percer le passage du détroit antarctique pour rejoindre les très convoitées îles aux épices, les Moluques. Persuasif, il gagne la confiance du roi d'Espagne, Charles Quint, obtient cinq navires en piteux état, embarque une cohorte cosmopolite de 237 hommes et lève l'ancre le 20 septembre 1519. Tempêtes, mutineries, tensions à bord, épreuve du froid jalonneront l'épopée de ces navires.

    Magellan passe dans l'étroit boyau du détroit qui porte désormais son nom, et sort enfin de l'enfer pour entrer dans cet océan inconnu qu'il baptisera Pacifique.
    Il mourra victorieux 150 jours plus tard, dans l'eau tiède d'un récif des Philippines, percé de flèches, avant d'avoir rejoint le sud de l'Espagne.

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