Cinq lectures qui le définissent

  • Edition enrichie (Préface, notes, analyse et bibliographie)Marcel Proust est probablement le premier des grands écrivains qui ait franchi les portes de Sodome et Gomorrhe en flammes. Il songea d'ailleurs à donner le nom des deux cités bibliques à l'ensemble de son oeuvre- l'objet véritable de son étude n'est pas l'idéalisation d'une passion singulière ni l'explication philosophique de son mystère ni la psychologie amoureuse de ses desservants - psychologie qui obéit simplement aux lois générales de l'amour. C'est le portrait vivant, incarné par le plus hautain des seigneurs, de « l'homme traqué » par la société, en révolte latente contre elle, c'est la lutte de la nature contre la morale.
    Léon PIERRE-QUINT.   Sodome, c'est M. de Charlus et Gomorrhe Albertine. Entre ces deux figures, chacune étant le centre d'une tragi-comédie dont le spectateur ne fait que percevoir les échos mêlés, le héros du livre, celui qui parle à la première personne, poursuit son voyage à la recherche du temps perdu. Roger Allard, N.R.F., juin 1992.

  • Ada ou l'ardeur

    Vladimir Nabokov

    Le château d'ardis - les ardeurs et les arbres d'ardis - voilà le leitmotiv qui revient en vagues perlées dans ada, vaste et délicieuse chronique, dont la plus grande partie a pour décor une amérique à la clarté de rêve - car nos souvenirs d'enfance ne sont-ils pas comparables aux caravelles voguant vers la vinelande, qu'encerclent indolemment les blancs oiseaux des rêves ? le protagoniste, héritier de l'une de nos plus illustres et plus opulentes familles, est le dr van veen, fils du baron " démon " veen, mémorable personnalité de reno et de manhattan.
    La fin d'une époque extraordinaire coïncide avec la non moins extraordinaire enfance de van. il n'est rien dans la littérature mondiale, sauf peut-être les réminiscences du comte tolstoï, qui puisse le disputer en allégresse pure, innocence arcadienne, avec les chapitres de ce livre qui traitent d' " ardis ".
    " ada est probablement l'oeuvre pour laquelle j'aimerais qu'on se souvienne de moi. " vladimir nabokov

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  • les enfants tristes

    Roger Nimier

    Olivier malentraide est un enfant monté contre sa famille.
    Il trouve sa mère trop jeune, son beau-père trop libéral, ses cousins trop débauchés. il essaie de déclencher des catastrophes, mais réussit tout juste à ce que sa mère prenne un amant.
    Dans la deuxième partie, nous retrouvons un olivier différent. sans qu'on sache trop bien ce qu'il a fait pendant la guerre, il a pris un drôle de genre. ce n'est pas le cynisme, c'est une sorte de sécheresse passionnée.
    Il fait des bêtises.
    La troisième partie le met en contact avec deux petites filles de l'aristocratie assez étranges : dominique et catherine. entre-temps, olivier est devenu écrivain, et il a du succès. dominique aime ce succès, et catherine aime dominique. c'est pourtant catherine qu'olivier épousera. mais la conclusion ne sera pas gaie pour autant.

  • l'idiot t.1

    Fiodor Dostoïevski

    D'abord trois hommes sont "embarqués".
    Ils ne se connaissent pas. face à face dans le train de petersbourg, rogojine le noiraud et le blond mychkine, prince à la race abolie, forment un contraste parfait ; bientôt ils s'appelleront "frères" et le seront. dans la mort. ou plutôt : auprès de la morte, ayant accompli leur destin, cousu au nom, puis au visage bouleversant de nastassia filippovna. le coryphée est là aussi, sous l'aspect du fonctionnaire lebedev [...].
    L'idiot est une tragédie biblique, un drame coupé d'apologues, commenté par toutes les voix de l'humain concert... michel guérin (extrait de la lecture) traduire l'idiot, c'est vivre, pendant un an, dans une tension incessante, avec une respiration particulière : jamais à pleins poumons, toujours à reprendre son souffle, toujours en haletant, à tenir cet élan indescriptible qui fait de presque chaque mouvement de la pensée, de chaque paragraphe, voire de chaque phrase une longue montée, une explosion et une descente brusque [...].
    Jamais encore auparavant l'image physique d'un auteur écrivant son roman ne m'avait autant suivi. tous les matins, me mettant au travail avec une sorte de bonheur terrorisé, je le voyais paraître devant moi, et je me demandais : "mais comment donc un homme peut-il écrire cela ?" andré markowicz (extrait de l'avant-propos du traducteur)

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  • Marie s'appelait de Montalte, Marie de Montalte, Marie Madeleine Marguerite de Montalte.

    Marie, c'était son prénom, Marguerite, celui de sa grand-mère, de Montalte, le nom de son père (et Madeleine, je ne sais pas, elle ne l'avait pas volé, personne n'avait comme elle un tel talent lacrymal, ce don inné des larmes). Lorsque je l'ai connue, elle se faisait appeler Marie de Montalte, parfois seulement Montalte, sans la particule, ses amis et collaborateurs la surnommaient Mamo, que j'avais transformé en MoMA au moment de ses premières expositions d'art contemporain. Puis, j'avais laissé tomber MoMA, pour Marie, tout simplement Marie (tout ça pour ça).

    MARIE MADELEINE MARGUERITE DE MONTALTE retrace quatre saisons de la vie de Marie : Faire l'amour, hiver ; Fuir, été ; La Vérité sur Marie, printemps-été ; Nue, automne- hiver.

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