Osamu Dazai

  • C'est par ces récits majeurs que Dazai Osamu (1909-1948) a laissé une empreinte considérable sur la littérature japonaise moderne, suscitant encore de nos jours une immense admiration. On le lit dans les écoles, on le commente, on le cite : il est maintenant un classique du xxe siècle au panthéon littéraire du Japon.
    Une vie traversée de doute, d'inquiétude, de dégoût. Une réputation scandaleuse de buveur désespéré, d'amoureux suicidaire et d'amateur de drogues le suivra toute sa vie. On peut lire ces récits, tous nourris de la vie de l'auteur, comme autant de croquis, de choses vues, comme autant de photographies que l'on disposerait dans un album si l'on veut découvrir un homme ; mais il faut les relire pour découvrir un écrivain, pour entendre cette petite musique, ce curieux mélange de véhémence, d'humour et de familiarité qui dans une même page fait coexister l'envolée lyrique, l'émotion murmurée et le ton du journal intime.

    Première parution poche en mars 2011

  • Dans ce recueil de trois nouvelles (écrites entre 1939 et 1948), le grand écrivain japonais explore des contes traditionnels à la fois chinois et européens et en propose une libre réécriture.

  • La femme de Villon

    Osamu Dazai

    • Sillage
    • 10 Avril 2017

    Le bruit m'a réveillée. Quelqu'un venait d'ouvrir précipitamment la porte d'entrée. Sans doute mon mari qui rentrait ivre mort au milieu de la nuit. Je n'ai rien dit et n'ai pas bougé de mon lit...
    Descendant d'une riche famille d'aristocrates, Dazai Osamu (1909-1948) sombre très jeune dans l'alcoolisme et mène une vie ponctuée d'histoires d'amour impossibles et de tentatives de suicide. Après avoir publié ses deux textes les plus célèbres, Soleil couchant (1947 ) et La Déchéance d'un homme (1948) il met fin à ses jours, à l'âge de trente-neuf ans.

  • La journée d'une écolière dans les années précédant la Seconde Guerre mondiale. La description d'un hospice au cours du conflit. Voilà les deux motifs peints avec délicatesse par Osamu Dazai, deux nouvelles en partie autobiographiques dans lesquelles éclatent sa drôlerie, sa délicatesse et son cynisme. Deux nouvelles inédites d'un auteur japonais majeur au XXème siècle, qui qui témoignent de l'état du Japon avant, pendant et après la guerre.

  • Je suis devenu bouffon.
    C'était mon ultime demande adressée aux hommes. extérieurement, le sourire ne me quittait pas ; intérieurement, en revanche, c'était le désespoir. ainsi se présente yôzô, né dans une famille riche du nord du japon, qui veut être peintre, abandonne ses études au lycée de tôkyô pour travailler dans des ateliers, mais s'initie plus vite au saké et aux filles qu'au dessin et à la peinture. d'amours malheureuses en amours malheureuses, après n'avoir été qu'un médiocre caricaturiste de revues de second ordre, il échoue à vingt-sept ans, malade, tel un vieillard, dans une vieille chaumière irréparable d'oú il rédige l'histoire de sa vie, " vécue dans la honte ", et alors qu'il ne connaît plus désormais ni le bonheur ni le malheur.

  • Voici des contes populaires qui figurent parmi les plus célèbres au Japon et auxquels le grand écrivain Dazai Osamu (1909-1948) donne une interprétation personnelle par la voix d'un narrateur quelque peu original, censé les lire à sa fille dans un abri antiaérien.

  • Pays natal

    Osamu Dazai

    L'enfant terrible des lettres japonaises, le décadent, l'écrivain hanté par la solitude et la fascination de l'échec : telle est l'image qu'on a le plus communément de Dazai, et que lui-même ne s'est pas fait faute de cultiver savamment. Avec Pays Natal, à travers l'histoire, pleine d'humour et d'ironie mais aussi d'émotion, d'un écrivain en voyage, nous découvrons un autre Dazai. Le voyage à Tsugaru, son pays natal, se présente comme un retour de l'enfant prodigue, cédant à un mouvement d'heureuse nostalgie, en quête d'amour et d'amitié, réconcilié avec lui-même. Plus que sa famille, il va revoir ses amis, des humbles, des paysages. Souvenirs d'enfance, entretiens littéraires, propos de table s'entremêlent pour parler de lui-même, de ses
    choix de vie, pour composer un texte souvent lumineux, inclassable et souriant qui, par sa simplicité familière, évoque une lettre écrite à un ami.

  • Yôzô Ôba souffre énormément du regard que les autres portent sur lui et ne comprend pas le bonheur de son entourage. La solution qu'il finit par trouver pour s'en guérir : se transformer en bouffon. C'est ainsi que s'écoulent ses jours, à se vouer à ce rôle de clown empli de souffrance. « Extérieurement, le sourire ne me quittait pas intérrieurement, en revanche, c'était le désespoir. »

  • Une femme de l'aristocratie nippone doit quitter pendant la guerre son hôtel particulier de tokyo pour aller vivre modestement dans un petit chalet de montagne.
    Sa fille kazudo, mobilisée, travaille la terre. son fils, naoji, revient de la guerre intoxiqué par la drogue. le frère et la soeur se durcissent contre le malheur des temps et clament leur révolte et leur désespoir.
    Tels sont les " gens du soleil couchant " (lancée par osamu dazai, cette expression a fait fortune au japon, au point de qualifier aujourd'hui, jusque dans les dictionnaires, les membres déchus de l'aristocratie) ? en dépit de leur vie inquiète et désordonnée, ils ont gardé les meilleures traditions de leur pays.
    A cet égard, le testament de naoji éclaire de façon émouvante son attitude devant la vie et devant le japon. kazudo veut un enfant, et sa foi en la vie force la sympathie, en dépit de ses écarts de conduite, de tout le nihilisme de son comportement et de son langage. elle et son amant sont les " victimes d'une période de transition morale ".
    Document de première importance sur l'effondrement d'une société, soleil couchant est aussi - et c'est ce qui donne à l'oeuvre son accent dramatique si personnel - un document sur un homme en qui l'on s'accorde à reconnaître l'un des plus grands écrivains de son pays.

  • C'est par ces récits majeurs que dazai osamu (1909-1948) a laissé une empreinte considérable sur la littérature japonaise moderne, suscitant encore de nos jours une immense admiration.
    On le lit dans les écoles, on le commente, on le cite : il est maintenant un classique du xxe siècle au panthéon littéraire du japon. une vie traversée de doute, d'inquiétude, de dégoût. une réputation scandaleuse de buveur désespéré, d'amoureux suicidaire et d'amateur de drogues le suivra toute sa vie. on peut lire ces récits, tous nourris de la vie de l'auteur, comme autant de croquis, de choses vues, comme autant de photographies que l'on disposerait dans un album si l'on veut découvrir un homme ; mais il faut les relire pour découvrir un écrivain, pour entendre cette petite musique, ce curieux mélange de véhémence, d'humour et de familiarité qui dans une même page fait coexister l'envolée lyrique, l'émotion murmurée et le ton du journal intime.

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