FeniXX réédition numérique (Librairie Bleue)

  • Les Yeuses Nouv.

    Michel Moy ne cherche pas tant à s'expliquer sur sa peinture - elle suffit à la tâche - qu'à faire valoir ses amitiés, sa parentèle, son univers intime et "extime", si je puis oser ce néologisme bien commode pour la symétrie... Et il n'est pas indifférent de rencontrer un peintre qui, d'abord, sait faire bon usage des mots - ils sont rares ceux de son espèce ! - ce qui permet, dans la même personne, de sagaces disputes, utiles pour la démonstration, faite avec une clarté toute française, qu'il sait de quoi il retourne ; qui, ensuite, a l'admiration fraternelle et largement dispensée, vertu non habituelle chez les artistes... Chez Michel Moy... un homme ne vit - et donc ne participe à l'éternel - que par ses admirations, dégagées des vanités, et par ses amitiés, dégagées des intérêts comptables. Aussi, par l'accomplissement fidèle de sa vocation, hors de toute visée spéculative ou marchande.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À une époque où la lecture des livres "nouveaux" ne laisse, le plus souvent, dans l'esprit du lecteur, aucune trace, pas même celle de la satisfaction immédiate d'un appétit de lecture, si ce n'est une satiété factice et éphémère, pareille à celle que procurent les "fast food" à certains estomacs peu critiques, il est encourageant de découvrir parfois un livre nécessaire, un livre qui mérite son nom. La première qualité de La croix du bûcheron, c'est que nous restons longtemps sous son charme. Cette oeuvre s'incruste dans l'esprit de son lecteur, dans sa rétine, allai-je ajouter, car c'est la qualité du regard de Pierre Granville qui, d'abord, m'a frappé. C'est parce que les images créées par l'auteur, formes et couleurs, visages et paysages, corps et lieux, deviennent tableau, que chaque détail de ces compositions persiste. Le livre refermé, le lecteur voit encore l'arrivée de Sébastien devant le grand bouleau, le trajet d'Irène dans le train, la chevauchée de Dorothea. Les personnages sont peu nombreux, s'ils nous fascinent - Pierre Granville se refuse à nous "distraire" avec des comparses - c'est parce qu'ils sont poussés par une dynamique interne inexorable, par un "fatum" que nous n'avons plus l'habitude de rencontrer. Ce récit, situé à une époque difficile à déterminer précisément, renoue avec une certaine tradition, un certain classicisme ; le lecteur est à la lisière du conte, de la fable et du rêve. La croix du bûcheron n'est donc pas une oeuvre facile, construction, langue, symbolisme, dédoublement du récit à tous les niveaux de composition, en font un livre que je qualifierais de "magique", si je n'avais peur, dans une époque trop prodigue en superlatifs, à mon tour de prendre par la main le lecteur. C'est à lui seul d'extraire ce qui fait la substance d'un livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • C'est ici une histoire passionnante à l'extrême, qui ne cesse depuis tant de siècles d'émouvoir le coeur des hommes : comme le dit l'auteur, elle est « l'une des histoires d'amour les plus pathétiques jamais vécue sur notre Terre par un homme et une femme », sans oublier « cet autre drame, non moins cruel, qui les déchira encore plus profondément que leur aventure de coeur, dans leur pensée et dans leur âme ». Et Régine Pernoud, dans sa préface, le confirme : « Une histoire bouleversante, et paradoxale au plus haut point, celle d'un dialecticien épris de logique qui fut aussi un poète et un séducteur, et d'une femme, savante autant que belle, qui le séduisit ; un amour profond autant que violent, qui entraîne deux êtres au-delà d'eux-mêmes. « Cette histoire, tragique et controversée, on est heureux de la retrouver, fidèlement transcrite et suivie par Albert Willocx. L'ayant moi-même évoquée autrefois, j'apprécie pleinement le souci de vérité historique qui a inspiré l'auteur : il sait nous mener à travers tous les chemins qui conduisent ses héros de Paris au Paraclet où on les retrouve, plus séparés que jamais. »

  • N'en déplaise à ceux qui font et défont les réputations sur des critères qui ne sont que ceux de la mode, René-Jean Clot bâtit une oeuvre monumentale, un temple dont les piliers invitent le regard au vertige : romans, nouvelles, poèmes, essais d'un côté, peintures, dessins, gravures de l'autre. Homme du sud condamné par l'histoire à vivre au nord, René-Jean Clot expose au soleil ce qui chez beaucoup se satisfait de l'ombre : mais sa lucidité, sans complaisance, ne donne jamais le dernier mot au désespoir, car il y a chez lui, à la différence d'un peintre comme Bacon, une merveilleuse tendresse, une étrange et métaphysique confiance, un abandon (qui se passerait même de justification) à l'humain. C'est en cela que René-Jean Clot dépasse son siècle : obstinément, il a refusé de se laisser enfermer dans l'asile mortel construit par nos sociétés, obstinément, soulevant jusqu'aux chiffons obscènes des prostituées, il a découvert la pureté du coeur de l'homme, sa souffrance, son indicible appel qui ne reste pas sans réponse, même quand elle n'est pas entendue. (L'envers de la grâce, c'est toujours la grâce).

  • C'est ici une histoire passionnante à l'extrême, qui ne cesse depuis tant de siècles d'émouvoir le coeur des hommes : comme le dit l'auteur, elle est « l'une des histoires d'amour les plus pathétiques jamais vécue sur notre Terre par un homme et une femme », sans oublier « cet autre drame, non moins cruel, qui les déchira encore plus profondément que leur aventure de coeur, dans leur pensée et dans leur âme ». Et Régine Pernoud, dans sa préface, le confirme : « Une histoire bouleversante, et paradoxale au plus haut point, celle d'un dialecticien épris de logique qui fut aussi un poète et un séducteur, et d'une femme, savante autant que belle, qui le séduisit ; un amour profond autant que violent, qui entraîne deux êtres au-delà d'eux-mêmes. « Cette histoire, tragique et controversée, on est heureux de la retrouver, fidèlement transcrite et suivie par Albert Willocx. L'ayant moi-même évoquée autrefois, j'apprécie pleinement le souci de vérité historique qui a inspiré l'auteur : il sait nous mener à travers tous les chemins qui conduisent ses héros de Paris au Paraclet où on les retrouve, plus séparés que jamais. »

  • N'en déplaise à ceux qui font et défont les réputations sur des critères qui ne sont que ceux de la mode, René-Jean Clot bâtit une oeuvre monumentale, un temple dont les piliers invitent le regard au vertige : romans, nouvelles, poèmes, essais d'un côté, peintures, dessins, gravures de l'autre. Homme du sud condamné par l'histoire à vivre au nord, René-Jean Clot expose au soleil ce qui chez beaucoup se satisfait de l'ombre : mais sa lucidité, sans complaisance, ne donne jamais le dernier mot au désespoir, car il y a chez lui, à la différence d'un peintre comme Bacon, une merveilleuse tendresse, une étrange et métaphysique confiance, un abandon (qui se passerait même de justification) à l'humain. C'est en cela que René-Jean Clot dépasse son siècle : obstinément, il a refusé de se laisser enfermer dans l'asile mortel construit par nos sociétés, obstinément, soulevant jusqu'aux chiffons obscènes des prostituées, il a découvert la pureté du coeur de l'homme, sa souffrance, son indicible appel qui ne reste pas sans réponse, même quand elle n'est pas entendue. (L'envers de la grâce, c'est toujours la grâce).

  • Assise, amalgame de pierres blanches et grises, arceaux, absides et campaniles, arcs-boutants et vaisseaux à l'assaut de la colline antique où culmine, altière forteresse, la rocca maggiore ; Assise, alliance du profane et du sacré, aube étincelante et pénombre indécise, abbesse indigente et princesse parée, Assise, nef sombre et jardin clair, asile de silence et carillon de fête, ardente et discrète, aristocrate et populaire, authentique et infidèle, archaïque et actuelle, apaisante et inquiétante, ascétique et opulente austère et sereine, angélique et humaine.

  • Tu es le soleil battu, tes cheveux disent le chaos après la lutte, parlent nos yeux sans visage, sans ces lendemains jamais nôtres, ces plaines longues où des chiens pendus rivalisent avec l'orage, approche dans le lit du jour, avec pour fardeau le visage des lutteurs, les reins lourds, la mort épaisse perce tes cheveux, livre le vent par les épaules, l'enclume des bourreaux exulte ce soir, notre course commence avec les premiers gels.

  • Ernest Millard est le pseudonyme d'Ernest de Frenne, marchand de tableaux qui eût son heure de gloire : en effet, entre les deux dernières guerres, il fut le défenseur des oeuvres de peintres aussi importants que Modigliani, Soutine, Picasso, Braque, Foujita, Pasquin... Il prit ce pseudonyme, saisi, comme l'écrit Julien Gracq dans sa préface, par le démon de l'écriture, pour rédiger son journal, le "Journal d'un homme étonné", publié - notamment - par la Nouvelle Revue Française, qu'il fit précéder de ce volume, où il relate sa jeunesse. On voit ici que de Frenne, s'il n'avait au départ aucun lien direct avec la peinture, s'est étrangement préparé à l'exercice d'un métier qui fut aussi et bien plus une passion. Son parcours, de sa petite enfance jusqu'à l'orée de l'âge mûr, fut des plus étonnants, et son récit a d'emblée valeur de document.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tu es le soleil battu, tes cheveux disent le chaos après la lutte, parlent nos yeux sans visage, sans ces lendemains jamais nôtres, ces plaines longues où des chiens pendus rivalisent avec l'orage, approche dans le lit du jour, avec pour fardeau le visage des lutteurs, les reins lourds, la mort épaisse perce tes cheveux, livre le vent par les épaules, l'enclume des bourreaux exulte ce soir, notre course commence avec les premiers gels.

  • Ernest Millard est le pseudonyme d'Ernest de Frenne, marchand de tableaux qui eût son heure de gloire : en effet, entre les deux dernières guerres, il fut le défenseur des oeuvres de peintres aussi importants que Modigliani, Soutine, Picasso, Braque, Foujita, Pasquin... Il prit ce pseudonyme, saisi, comme l'écrit Julien Gracq dans sa préface, par le démon de l'écriture, pour rédiger son journal, le "Journal d'un homme étonné", publié - notamment - par la Nouvelle Revue Française, qu'il fit précéder de ce volume, où il relate sa jeunesse. On voit ici que de Frenne, s'il n'avait au départ aucun lien direct avec la peinture, s'est étrangement préparé à l'exercice d'un métier qui fut aussi et bien plus une passion. Son parcours, de sa petite enfance jusqu'à l'orée de l'âge mûr, fut des plus étonnants, et son récit a d'emblée valeur de document.

  • Assise, amalgame de pierres blanches et grises, arceaux, absides et campaniles, arcs-boutants et vaisseaux à l'assaut de la colline antique où culmine, altière forteresse, la rocca maggiore ; Assise, alliance du profane et du sacré, aube étincelante et pénombre indécise, abbesse indigente et princesse parée, Assise, nef sombre et jardin clair, asile de silence et carillon de fête, ardente et discrète, aristocrate et populaire, authentique et infidèle, archaïque et actuelle, apaisante et inquiétante, ascétique et opulente austère et sereine, angélique et humaine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À une époque où la lecture des livres "nouveaux" ne laisse, le plus souvent, dans l'esprit du lecteur, aucune trace, pas même celle de la satisfaction immédiate d'un appétit de lecture, si ce n'est une satiété factice et éphémère, pareille à celle que procurent les "fast food" à certains estomacs peu critiques, il est encourageant de découvrir parfois un livre nécessaire, un livre qui mérite son nom. La première qualité de La croix du bûcheron, c'est que nous restons longtemps sous son charme. Cette oeuvre s'incruste dans l'esprit de son lecteur, dans sa rétine, allai-je ajouter, car c'est la qualité du regard de Pierre Granville qui, d'abord, m'a frappé. C'est parce que les images créées par l'auteur, formes et couleurs, visages et paysages, corps et lieux, deviennent tableau, que chaque détail de ces compositions persiste. Le livre refermé, le lecteur voit encore l'arrivée de Sébastien devant le grand bouleau, le trajet d'Irène dans le train, la chevauchée de Dorothea. Les personnages sont peu nombreux, s'ils nous fascinent - Pierre Granville se refuse à nous "distraire" avec des comparses - c'est parce qu'ils sont poussés par une dynamique interne inexorable, par un "fatum" que nous n'avons plus l'habitude de rencontrer. Ce récit, situé à une époque difficile à déterminer précisément, renoue avec une certaine tradition, un certain classicisme ; le lecteur est à la lisière du conte, de la fable et du rêve. La croix du bûcheron n'est donc pas une oeuvre facile, construction, langue, symbolisme, dédoublement du récit à tous les niveaux de composition, en font un livre que je qualifierais de "magique", si je n'avais peur, dans une époque trop prodigue en superlatifs, à mon tour de prendre par la main le lecteur. C'est à lui seul d'extraire ce qui fait la substance d'un livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • De l'histoire vraie de Francis Schoeller, directeur du Cirque de Paris, Yves Sandre a tiré un roman, dont le titre à lui seul est tout un programme : car la piste, ici, est celle de la vie, autant que du cirque. Histoire d'une vocation d'enfant jamais abandonnée, poursuivie avec persévérance, malgré les difficultés de la guerre comme de l'après-guerre, des études, des affaires... Histoire donc d'une victoire sur les événements, sur l'adversité, histoire également d'un amour, non de roman, mais tel qu'il naît, grandit et s'incarne. Histoire de la découverte progressive d'un métier, clown et directeur de cirque. Histoire comme on les aime, puisqu'elle est celle d'une réussite. L'auteur, comme il s'agit d'un récit qui court sur une trentaine d'années, en profite pour rappeler, avec bonheur, les principaux événements qui jalonnèrent cette période qui va de 1930 à 1960, ce qui est une façon efficace de vivre l'histoire au travers de l'existence quotidienne des héros.

  • De l'histoire vraie de Francis Schoeller, directeur du Cirque de Paris, Yves Sandre a tiré un roman, dont le titre à lui seul est tout un programme : car la piste, ici, est celle de la vie, autant que du cirque. Histoire d'une vocation d'enfant jamais abandonnée, poursuivie avec persévérance, malgré les difficultés de la guerre comme de l'après-guerre, des études, des affaires... Histoire donc d'une victoire sur les événements, sur l'adversité, histoire également d'un amour, non de roman, mais tel qu'il naît, grandit et s'incarne. Histoire de la découverte progressive d'un métier, clown et directeur de cirque. Histoire comme on les aime, puisqu'elle est celle d'une réussite. L'auteur, comme il s'agit d'un récit qui court sur une trentaine d'années, en profite pour rappeler, avec bonheur, les principaux événements qui jalonnèrent cette période qui va de 1930 à 1960, ce qui est une façon efficace de vivre l'histoire au travers de l'existence quotidienne des héros.

  • « ... Je veux dire l'écho proprement musical qu'a laissé en moi la lecture de ces grands versets, où me semble se déployer la genèse de l'homme, tout autant que celle du poème. Je vois, en Malabata, l'incarnation du "poète" au sens grec, celui qui (re)crée le monde en le célébrant. » Pierre Seghers. « J'ai cru relire le Cantique des Cantiques que j'ai tant admiré, aimé. Avec des accents neufs, plus intimes encore. » Jean Guitton.

  • Ces suites de poèmes de Pierre Bonifacy s'inscrivent dans l'auréole de Sagesse : après avoir exploré, dans "Trouées dans la nuit", une nature qui ressemble au premier jardin, puis l'ésotérisme si particulier des créateurs du Tarot dans les "22 portes du château d'émeraude", deux premiers recueils publiés par la Librairie bleue, le poète en appelle, tel Verlaine ou Francis Jammes, au Christ, à Saint Jean et à la Vierge Marie. En passant par ces intercesseurs d'énigmes que sont les poètes, Baudelaire, Hlderlin, Nerval et les autres...

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