Emmanuel Bove

  • Mes amis

    Emmanuel Bove

    • Librairie generale francaise
    • 5 Septembre 2018

    Victor Bâton vit seul, dans une chambre de bonne miteuse, avec pour unique revenu une pension d'invalidité. Traîne-savates, il erre chaque jour dans Paris dans l'espoir de faire de nouvelles rencontres. La ville le renvoie à son extrême solitude, et agit en même temps comme une ouate protectrice. Mais chaque tentative de lier une relation est un échec. Et pour cause. Obnubilé par sa quête impatiente d'amitié, il fausse tout rapport, et projette sur ceux qu'il croise sa propre mesquinerie.
    Dans un style faussement simple, avec un « sens du détail touchant » selon Beckett, Emmanuel Bove dessine le portrait de cet antihéros agaçant autant que fascinant, et dépeint par touches, d'une précision extrême, la misère solitaire, le quotidien, l'absurdité de la condition humaine. D'une grande modernité à sa parution en 1924, ce texte, très salué à l'époque, a influencé beaucoup de nos contemporains.

    L'expérience de la lecture de Bove est unique. Pierre Michon.

    L'une des plus belles réussites littéraires du xxe siècle, et toujours aussi actuel. France 3.

    Postface de François-Henri Désérable.

  • Un celibataire

    Emmanuel Bove

    • L'arbre vengeur
    • 16 Septembre 2021

    A Nice, au début des années 30, un retraité aisé et mondain hésite entre plusieurs femmes qu'il manipule cyniquement. Il les courtise mais les méprise bien davantage qu'il ne les aime. Tout ainsi est jeu et dissimulation, les vrais sentiments sont masqués et les créatures du roman évoluent dans cette ambiance de fausseté typiquement bovienne.
    Mais Un célibataire (1932) est l'un des rares romans de Bove dont les personnages ne sont pas complètement assaillis par l'impuissance d'agir et l'angoisse de la survie. Ils s'abandonnent même par moments aux charmes de la séduction. A la fin, le héros célibataire confie à son ultime visiteuse : « Personne n'est fait pour se comprendre. »

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  • Le piège

    Emmanuel Bove

    • Sillage
    • 18 Avril 2022

    Quelques mois après la défaite de juin 1940, Joseph Bridet, journaliste, est à Lyon, où il se demande de quelle façon rejoindre de Gaulle à Londres. Toutes ses tentatives se sont avérées vaines, et son épouse, qui ne cache pas ses sympathies pour l'occupant, souhaite désormais regagner Paris.
    Non sans naïveté, Bridet finit par se rendre à Vichy, où Paul Basson, l'un de ses anciens amis, travaille à la Direction générale de la Police nationale. Résolu à se faire passer pour un fervent pétainiste, il espère obtenir un visa pour l'Afrique du Nord, d'où il pourra rejoindre Londres facilement. Mais quel jeu joue son épouse, et qui est réellement Basson ?

    Écrit en 1943, publié en 1945, Le Piège est l'un des derniers romans d'Emmanuel Bove (1898-1945).

  • Armand

    Emmanuel Bove

    • Sillage
    • 20 Janvier 2020

    Soldat démobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale, Armand vit plusieurs années dans un terrible dénuement avant de devenir l'amant de Jeanne, veuve de guerre plutôt aisée qui lui offre une vie confortable.

    Un an plus tard, il retrouve par hasard l'un de ses anciens compagnons de misère, Lucien, pour lequel rien n'a changé. Les deux hommes renouent, sans qu'Armand parvienne à comprendre quel sentiment domine en lui - orgueil, pitié ou culpabilité. À travers Lucien, il contemple avec un étrange vertige l'abîme dont il est sorti. Mais quand il fait la connaissance de la jeune soeur de son ami, ce vertige devient une fascination qui met sa nouvelle existence en danger...

    Roman tout en ellipses, d'une précision et d'une finesse psychologique inouïes, Armand est le deuxième roman publié par Emmanuel Bove (1898-1945).

  • Journal écrit en hiver

    Emmanuel Bove

    • Sillage
    • 10 Février 2016

    Publié en 1931, Journal écrit en hiver relate la décomposition d'un couple avec une minutie implacable.

    Le narrateur, riche oisif, y fait au jour le jour le récit de l'échec de son mariage avec une jolie jeune femme un peu frivole. Inquiet, jaloux, manipulateur, il est parfois lucide - pour mieux constater que les scènes qu'il fait vivre en permanence à son épouse les éloignent irrémédiablement. Incapable de dominer ses angoisses, prisonnier de sa puérilité et de son égoïsme, cet anti-héros bien dans la manière de Bove ne fera rien pour éviter la débâcle : il se précipitera au-devant.

  • Un soir chez Blutel

    Emmanuel Bove

    • Sillage
    • 27 Novembre 2018

    Quelques années après la fin de la Première Guerre mondiale, Maxime, un jeune vétéran, revient de Vienne, où il était parti faire fortune après l'armistice. N'ayant réussi à rien, sans un sou en poche, il reprend contact avec un ancien ami, André Blutel, dès son arrivée.

    Blutel, devenu médecin, l'invite à dîner dans le bel appartement que lui a installé sa maîtresse. Cinq invités les rejoignent. Au fil de la soirée vont se faire jour la somme des luttes, des mesquineries, des résignations par lesquelles tous ces petits-bourgeois ont dû passer pour conquérir leur statut social et s'y cramponner.

    Maxime n'a jamais su ni autant qu'eux voulu réussir. Ce soir-là, chez Blutel, il parviendra enfin à l'admettre, et peut-être même à comprendre pourquoi.

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  • Bécon-les-Bruyères ; le retour de l'enfant

    Emmanuel Bove

    • Folio
    • 4 Mai 2017

    Dans ces textes courts - topographie d'une ville crépusculaire et récit d'un retour manqué -, Emmanuel Bove décrit, en pointilliste, l'aura de deux lieux finalement laissés derrière soi...

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  • Un raskolnikoff

    Emmanuel Bove

    • L'arbre vengeur
    • 19 Septembre 2019

    Avec ce court roman obsédant, Bove rend hommage au roman russe et nous rappelle ses origines slaves en imaginant un coupable obsédé par l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanquée d'une Violette dont la plus grande misère est l'incapacité à comprendre les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne. Il revient à ces figures qui traversent son oeuvre, désespérés qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, jugés pour des crimes qu'ils sont prêts à avouer, coupables surtout de supporter leur misère en osant éléver la voix. Personnage fugace, Changarnier est une des plus belles figures de l'univers bovien, un récalcitrant pathétique qui ose crier sa misère en exigeant un respect dérisoire. Un Bove pour le coeur.

  • Le Pressentiment

    Emmanuel Bove

    • Points
    • 5 Février 2009

    Charles benesteau a pourtant tout pour être heureux: une belle situation, une femme aimante, une famille, des amis.
    Mais il décide de changer de vie. installé dans un quartier populaire de paris, il s'invente un avenir digne de son idéal.

  • Coeurs et visages

    Emmanuel Bove

    • Sillage
    • 24 Juin 2016

    André Poitou, honnête bourgeois d'une soixantaine d'années, vient d'être décoré de la Légion d'honneur. Après une vie de labeur consacrée au commerce de la chaussure, il est parfaitement satisfait de sa réussite. Son bonheur est pourtant teinté de mélancolie : célibataire et sans enfants, il prend peu à peu conscience de la solitude dans laquelle il s'est enfermé. Il entreprend donc de se bâtir une vie sociale, et sa Légion d'honneur est une splendide occasion d'offrir à l'ensemble de ses relations un grand banquet.
    Coeurs et visages est construit autour de ce seul banquet. Fascinante galerie de portraits, le roman de Bove fait défiler un frère aigri, des subordonnés modestes ou flagorneurs, des « amis » autoproclamés, une chanteuse à la plastique impeccable, un président de syndicat pince-sans-rire, un journaliste raté...
    Exercice de virtuosité d'une rare délicatesse, Coeurs et visages est l'une des plus belles réussites d'Emmanuel Bove.

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  • Un homme qui savait

    Emmanuel Bove

    • Table ronde
    • 5 Octobre 2017

    Comédien ou malade, paumé ou escroc, qui est vraiment Mau- rice Lesca ? Il vit avec sa soeur Emily dans un petit appartement de la rue de Rivoli. Il a cinquante-sept ans, c'est un ancien méde- cin. Il est très pauvre. Il mène une vie larvaire, en apparence, mais on se trompe peut-être sur le compte de cet homme qui joue avec une sûreté magistrale de sa gaucherie, de son incapacité pitoyable. Maurice Lesca est un mystère.

    Le monde tourmenté et cruel d'Emmanuel Bove n'est peut-être jamais mieux incarné que dans ce roman d'une perfection clas- sique.

  • Mémoires d'un homme singulier

    Emmanuel Bove

    • Castor astral
    • 11 Octobre 2018

    On peut tenir ce roman inédit, terminé en juin 1939 et hanté par la guerre en marche, comme la plus autobiographique des oeuvres de son auteur : « J'ai quarante et un ans. Que vais-je faire ? L'impossibilité de répondre à cette question ne m'abat pas. Je sens qu'un événement va se produire », écrit-il à l'extrême fin de ce livre d'une vie, relation pathétique de ce qui aurait pu être.

  • La dernière nuit

    Emmanuel Bove

    • Castor astral
    • 19 Octobre 2017

    Arnold, héros bovien par excellence, vit dans une chambre obscure d'un petit hôtel de Montmartre. En pleine crise de désespoir, il est en proie à de vives angoisses... Ce roman débute par l'un des plus grands moments de bravoure littéraire d'Emmanuel Bove : la saisissante description d'un suicide qu'Arnold pense pouvoir contrôler.

  • Le remord et autres nouvelles

    Emmanuel Bove

    • Ombres
    • 19 Octobre 2017

    Une dizaine de nouvelles publiées par Emmanuel Bove de son vivant dans divers journaux et magazines et qui n'ont jamais été réédités depuis (ni même, pour la moitié d'entre elles, répertoriées par ses biographes), suivi de la totalité de ses (rares) interviews, d'essais critiques et d'une bio-bibliographie détaillée, illustrée de plusieurs portraits et caricatures représentant l'auteur.

  • L'amour de Pierre Neuhart

    Emmanuel Bove

    • Points
    • 17 Novembre 2000

    « Allons, je ne vais pas tomber amoureux d'une fillette », songe Pierre Neuhart. L'industriel rustaud a conservé ses ambitions de jeune homme, artiste déclassé qui espère parvenir dans le monde par les femmes. Ému par la fragilité d'Éliane, jeune fille sensuelle et ingénue, il subit caprices et colères. Et l'amour embrase toute sa vie.

  • Bécon-les-Bruyères

    Emmanuel Bove

    • Cent pages
    • 9 Janvier 2009
  • La Coalition

    Emmanuel Bove

    • L'arbre vengeur
    • 20 Avril 2017

    La Coalition est un des grands romans de Bove, parmi ses plus sombres :
    Inexorable chute vers la misère d'un couple constitué d'une veuve et de son fils pathologiquement incapables de subvenir à leurs besoins et qui vont sombrer dans la misère après avoir mangé l'héritage. Lui rechigne à l'effort et expose sa velléité permanente et ses espoirs fumeux ; elle dépense sans jamais réussir à admettre qu'elle perd tout. Au bout du compte une plongée saisissante dans le monde des nécessiteux qui refusent de se voir en pauvres. Roman de l'argent qui manque et rend fou, La Coalition est une oeuvre vertigineuse et fascinante, enchaînant le lecteur à ce couple morbide qui en deviendrait comique. On a évoqué à son propos Dostoïevsky, comme si le sang russe de Bove ressurgissait ici. Un chef-d'oeuvre !

  • Arrestations célèbres

    Emmanuel Bove

    • Cent pages
    • 23 Septembre 2013
  • Petits contes

    Emmanuel Bove

    • Manucius
    • 15 Mars 2018

    Les petits contes d'E. Bove paraissent en 1929. Il s'agit d'un recueil de 5 nouvelles où, à partir d'intrigues tout à fait minuscules, l'auteur de Mes amis réussit une fois encore à déployer son talent si particulier. La banalité apparente du propos apparaît comme inoffensive mais il n'en est rien, le génie de Bove réside dans ce paradoxe où le rien produit quelque chose d'apparemment plat, apparemment seulement car nul n'échappe à ce mystérieux envoûtement «bovien», à ce tour de force doucereux où le quotidien le plus identifiable renvoie implacablement à l'angoisse du vide. La lecture des petites histoires d'E. Bove est mélancolique mais cette légère tristesse qui juste affleure, avec délicatesse, est sans aucun doute la marque du grand auteur qu'il est et dont l'oeuvre mérite d'être lue.

  • Le beau-fils

    Emmanuel Bove

    • Castor astral
    • 15 Septembre 2016

    Tout commence par un mariage, celui d'Annie Villemur et Jean-Melchior oetlinger. Mais ce mariage est une mésalliance. Annie vient d'une famille bourgeoise et Jean-Melchior est pauvre. Il a eu aussi un fils, Jean-Noël, avec une mégère qu'il abandonne sans remords. Après la mort de Jean-Melchior, dix ans plus tard, Annie et Jean-Noël retournent à Paris. Veule, le jeune garçon n'en finit pas de décevoir sa belle-mère. Il commet les mêmes erreurs que son père : épouser des femmes qu'il n'aime pas et ne jamais achever ses études. Pourtant, son seul désir semble de plaire à Annie...

    Dans son roman le plus ouvertement autobiographique, lui qui sera allé de la pauvreté à l'opulence dans un éprouvant mouvement de balancier, Bove transpose de façon saisissante les épisodes les plus ambigus de son histoire familiale.

  • Aftalion, Alexandre

    Emmanuel Bove

    • Le dilettante
    • 31 Août 1998
  • Le Meurtre de Suzy Pommier. Durant la projection de son nouveau film, la jeune et ravissante vedette de cinéma, la prometteuse Suzy Pommier, s'éclipse. Les spectateurs restent pantois car, à la fin, cette dernière meurt étranglée par son amant dans la baignoire au cours d'une scène d'une rare violence. Dérangeant certes, mais le mauvais jeu de son partenaire demeure encore plus outrageant. On pourrait en rester là sauf que le lendemain matin, on découvre l'actrice, chez elle, étranglée...
    Dans sa baignoire ! Toute l'intrigue, ficelée de main de maître, entreprend de nous conduire rapidement vers le meurtrier. Ce serait sans compter sur un jeune inspecteur Hector Mancelle qui bravant sa hiérarchie, va finir par obtenir, à force d'obstination lucide, les aveux du véritable assassin. Emmanuel Bove possède la subtilité d'entraîner son lecteur en des méandres apparemment indistincts forgeant par la suite un discernement sans appel.
    Raskolnikoff. Comme une sorte d'hommage à Dostoïevski ouvrant la porte à la dubitativité... La Toque de Breitschwanz Ou autrement dit une voie toute tracée à des personnages oscillant entre pauvreté et richesse tels les protagonistes de ce roman policier signé en 1933 sous le pseudonyme de Pierre Dugast, roman subodorant des accents freudiens question sexualité et papier monnaie, deux obsessions au demeurant quotidiennes et planétairement partagées...
    Le cadavre d'une femme - disparue et recherchée - enterrée dans le jardin d'un pavillon de banlieue ouvre le bal aux investigations les plus fouillées nous emportant en une valse de découvertes toutes plus incroyables les unes que les autres sauf lorsque l'on connaît l'essence psychologique des ambitieux et celle plus enfouie des amours foudroyées. A travers un Paris bien défini tel le puzzle de la vie, le commissaire Croiserel (serait-ce un nom révélateur ?) s'adonne corps et âme afin de dévoiler les coupables - toujours au 36 quai des Orfèvres - à la manière d'un Hercule Poirot prenant le ton d'un Jules Maigret.

  • La Mort de Dinah

    Emmanuel Bove

    • Motifs
    • 8 Juin 2006


    paris, années 1920.
    un homme entre deux âges, entrepreneur de son état, contemple sa réussite depuis sa belle villa de neuilly. de jour en jour, il apprend à connaître sa voisine, une jeune veuve dont la fille dinah, âgée de douze ans, est malade. sa mère, dans l'impossibilité matérielle de l'envoyer se faire soigner dans un sanatorium, se décide à demander de l'aide à son voisin. la peur du manque, du qu'en-dira-t-on, et une certaine étroitesse de vue empêchent jean michelez d'accepter, mais il finit pourtant par se prendre d'affection pour la petite fille.
    description subtile des moeurs bourgeoises, mais aussi d'une solitude très contemporaine, la mort de dinah (1928) est un texte pudique et émouvant signé par un des grands écrivains français du siècle passé.

  • Le meurtre de Suzy Pommier

    Emmanuel Bove

    • Manucius
    • 3 Avril 2010

    Emmanuel Bove commence à écrire vers 1922 et trempe tout d'abord sa plume dans le genre populaire. Sous le pseudonyme de " Jean Valois " et avec la collaboration active de Suzanne, sa femme, il publie de nombreux romans alimentaires. C'est grâce à Colette qui a remarqué une de ses nouvelles parue dans Le Matin, qu'il publie son premier livre sous son nom : Mes Amis. Sorti en 1924, le livre est un succès et suscite l'intérêt d'auteurs aussi divers que Rilke, Beckett, Max Jacob ou Sacha Guitry. Jusqu'à la guerre il continue d'écrire abondamment (Armand, Un soir chez Blutel, La coalition, La Mort de Dinah, L'Amour de Pierre Neuhart et le fameux Bécon les Bruyères...) tout en collaborant à des journaux et à des revues proches du Front Populaire. Son attirance pour le roman policier est sans doute à rapprocher de son expérience de journaliste à Détective et Paris soir, journaux friands de faits-divers les plus sordides qui racontent le tragique du quotidien. En 1933, il donne aux éditions Émile Frère sous le pseudonyme de Pierre Dugast son premier " polar " : La Toque de Breitschwantz, qu'il souhaitait aussi titrer La Fiancée du Violoniste. Le Meurtre de Suzy Pommier publié la même année et chez le même éditeur, porte en revanche sa signature. Suzy Pommier, grand espoir du cinéma français participe à la première d'un film où elle tient le rôle titre.
    Visiblement nerveuse, elle s'éclipse dès la fin de la séance et donne rendez- vous à son amant à son domicile aux alentours de minuit. Le lendemain matin, la jeune actrice est retrouvée morte dans sa baignoire, dans des circonstances qui rappellent étrangement le scénario du film qu'elle vient de tourner. Appelé sur les lieux du crime, l'inspecteur Hector Mancelle prend l'affaire en main. Seul contre sa hiérarchie et des faits par trop évidents, il va mener une enquête astucieuse sans négliger aucun détail. Malgré les obstacles et les doutes, le détective-policier va finir par faire surgir une vérité que personne ne soupçonnait. Le lecteur quant à lui sera sans doute surpris de découvrir un auteur dans un registre très différent de celui de Mes Amis. L'écriture blanche et neutre d'Emmanuel Bove s'efface au profit d'un récit plus classique qui respecte les codes du genre policier. Visiblement l'auteur, non sans une certaine jubilation, joue avec les contraintes formelles du genre. Avec une indéniable maîtrise, l'intrigue est rondement menée jusqu'à la scène finale, théâtrale, ou le meurtrier sera enfin démasqué. Une curiosité donc, à découvrir. Lorsqu'Emmanuel Bove meurt en 1945, ses livres ne sont quasiment plus édités. Il faudra attendre les années 70 pour voir l'écrivain sortir de l'oubli en partie grâce à son traducteur allemand, Peter Handke qui oeuvra beaucoup pour redonner à l'écrivain une place de choix dans le paysage littéraire français. Aujourd'hui la plupart des textes de Bove sont disponibles à l'exception notable cependant de ses romans policiers.

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