Gilbert Keith Chesterton

  • Le Napoléon de Notting Hill

    Gilbert Keith Chesterton

    • Sillage
    • 14 Janvier 2021

    Dans l'Angleterre du futur, la démocratie a laissé la place à un vague despotisme, à la tête duquel un Roi nommé à vie est tiré au sort. Tout se passe le mieux du monde, jusqu'au jour où le hasard désigne Auberon Quin, fonctionnaire dans un ministère quelconque et redoutable amateur d'humour au second degré.

    Sa première et principale réforme vise à redonner aux différents quartiers de Londres le goût de traditions historiques parfaitement fantaisistes : bannières flamboyantes, hérauts et hallebardiers se multiplient dans le Londres moderne, où ils s'avèrent fort encombrants. Mais cette plaisanterie so british va faire renaître de vieilles passions, qu'on croyait rendues caduques par le capitalisme moderne...

    Présenté ici dans une traduction révisée, Le Napoléon de Notting Hill, roman féroce et jubilatoire, est l'un des plus textes les plus célèbres de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936).

  • Le Club des Métiers bizarres

    Gilbert Keith Chesterton

    • Gallimard
    • 30 Janvier 2003

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • Le poète et les fous

    Gilbert Keith Chesterton

    • Librairie generale francaise
    • 14 Janvier 2015

    Il n'est pas bon de partir en voyage dans les bourgades de l'Angleterre. L'auberge Le Soleil Levant est le théâtre d'étranges suicides, le grand poète Phineas Salt disparait après avoir vidé son compte en banque, le fortuné Sir Owen Cram est retrouvé poignardé sur un banc de sable... Autant de crimes que Gabriel Gale, peintre du dimanche et poète à ses heures, tente d'élucider. Pour l'aider, il a pour bras droit le docteur Garth, qui essaie tant bien que mal, par son calme et son esprit scientifique, de tempérer les extravagances de son ami. Une série d'enquêtes publiée en 1929, où Chesterton joue avec l'absurde, met à mal la raison et fait l'éloge de la folie, le tout avec un humour salvateur.

  • Le nommé jeudi

    Gilbert Keith Chesterton

    • Gallimard
    • 4 Septembre 2002

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

  • La sphère et la croix

    Gilbert Keith Chesterton

    • Rivages
    • 21 Avril 2015

    Troisième roman de Chesterton, La Sphere al la Croix est une fable métaphysique d'une Fart' inventivité, qui ninstitue u ne Lies plus belles inventions de l'auteur, un des plus fascinanis modèles de délire logique dc la littérature mondiale.

  • Petites choses formidables

    Gilbert Keith Chesterton

    • Desclee de brouwer
    • 29 Août 2018

    Petites Choses formidables est sans doute l'un des recueils d'essais les plus célèbres de Gilbert Keith Chesterton (1874-1936). L'auteur se promène avec légèreté parmi les villes de France et d'Allemagne ou les collines d'Angleterre, et s'ingénue à tirer de petites anecdotes du quotidien des leçons pleines d'humour, de profondeur ou d'horreur. Le contenu de ses poches, les délices d'une grasse-matinée ou une terrifiante conversation avec un nihiliste sont autant d'occasions de dévoiler la beauté insoupçonnée du Paradis caché où vivent les hommes. « Le monde ne manquera jamais de merveilles ni d'aventures, c'est seulement d'émerveillement qu'il pourrait manquer. » Au fil de trente-neuf historiettes, Chesterton révèle l'extraordinaire dissimulé sous les aspects de l'ordinaire, et la grande morale que peuvent représenter des tickets de tram, un canif, des touristes à la plage ou une gare ferroviaire. D'un rien, il lui est possible de discourir, avec la fraîcheur dont il a le secret, sur la famille, la guerre, la démocratie et le christianisme. Ces essais, inédits en français pendant plus d'un siècle, sont un concentré de la pensée loufoque et lucide du Prince du Paradoxe, et peuvent être considérés comme son testament philosophique.

  • L'Eglise catholique et la conversion

    Gilbert Keith Chesterton

    • L'homme nouveau
    • 9 Juin 2021

    Pourquoi devient-on catholique et quelles sont les raisons qui poussent des personnes si différentes les unes des autres à quitter leurs attaches pour rejoindre un jour la même Église catholique ? C'est à ces questions que répond le célèbre écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton dans cet essai percutant où ce grand maître du style met tout son talent en oeuvre pour montrer la singularité du catholicisme.
    Définitivement remarqué dans le monde des lettres après la parution de deux ouvrages défendant avec originalité le christianisme, Chesterton se convertit au catholicisme en 1922.
    En 1926, il publiait ce livre que nous complétons ici par deux textes sur le même thème. « La difficulté que j'ai à exprimer pourquoi je suis catholique, confie Chesterton, tient essentiellement à ce qu'il y a mille raisons à cela qui toutes se résolvent en une seule, qui est que lea catholicisme est la vérité ».

  • L'homme éternel

    Gilbert Keith Chesterton

    • Dominique martin morin
    • 1 Janvier 2004

    Dans la première partie de L'homme éternel, Chesterton s'applique à étudier l'homme comme s'il n'était qu'un animal et montre qu'il serait moins invraisemblable de le tenir pour un pur esprit.
    Le type même de raisonnement l'amène ensuite à regarder le Christ comme s'il n'était qu'un homme, afin de mettre en évidence qu'il est plus rationnel de croire ce qu'enseigne l'Eglise. On peut dire autrement que la première partie est un résumé de l'aventure de l'humanité païenne et la seconde un aperçu du bouleversement que fut son passage au christianisme. S'il est très difficile de donner en quelques mots une vue précise du contenu de L'homme éternel, qui passe Outre-Manche pour le chef-d'oeuvre de son auteur, il est impossible de donner à ceux qui ne connaissent pas Chesterton une idée de la puissance de ses raisonnements, de la vivacité de son imagination et de l'éclat de ses paradoxes.
    L'homme éternel est sans doute l'un des plus profonds et des plus poétiques parmi les livres qui peuvent amener des incroyants à considérer avec attention et sympathie ce que l'Eglise enseigne sur l'homme et sur Dieu.

  • Magie

    Gilbert Keith Chesterton

    • Rivages
    • 21 Avril 2015

    Inédite en français, Magique est la première pièce de théâtre de G. K. Chesterton, l'un des plus importants écrivains anglais du début du XXe siècle. Il est alors déjà très célèbre pour ses essais, ses contes, ses nouvelles ou ses romans. La première de Magique eut lieu le 7 novembre 1913 et cette « comédie fantastique » connut très rapidement un réel succès auprès des publics anglais et américains - et même suédois puisque Ingmar Bergman, dont c'était la pièce préférée, la monta à Göteborg en 1947 et s'en inspira librement pour son film Le Visage en 1958.
    Magique concentre en effet tous les aspects de la littérature chestertonienne, son talent très particulier à nouer entre le réel et l'onirisme des liens privilégiés. L'argument de la pièce est d'une simplicité extrême : un magicien, invité pour divertir, jette le trouble dans la maison d'un duc. Une assemblée de personnages s'y trouvent, un vieux médecin sûr de sa science, un prêtre mal à l'aise tout prêt à accorder le bénéfice du doute à qui veut bien, un duc de tempérament libéral qui n'admet pas la supériorité d'un point de vue sur un autre, son jeune neveu venu d'Amérique, converti au modernisme, athée et progressiste et sa jeune nièce assez impressionnable pour croire aux fées et assez sage pour croire à l'amour. Tous veulent comprendre comment le magicien réalisent ses tours de magie, mais peut-être que la seule explication est la magie. et tous se retrouvent à douter de leur manière de penser.
    Cette remarquable pièce de théâtre, aux dialogues vifs, où paradoxes et plaisanteries se mêlent avec brio, peut se lire comme une parabole sur l'art et sur le cheminement spirituel de son auteur (qui en bon ironiste a écrit lui même la critique de sa pièce), où l'on peut saisir dans le portrait du magicien celui de son secret alter ego.

  • Le père Brown est un des personnages les plus célèbres - et le plus déroutant - de la fiction policière. Ce prêtre catholique d'une petite paroisse du Sussex, petit et rondouillard, avenant, n'a rien d'extraordinaire ; il semble même tout à fait insignifiant, voire ahuri, avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarasse.
    Le fait est que cette apparence médiocre dissimule un cerveau exceptionnel aux méthodes géniales. Les faits et les indices l'intéressent peu : il se laisse guider par l'atmosphère et ses intuitions. Il se glisse dans l'esprit du malfaiteur et résoud de l'intérieur des énigmes a priori insolubles. En prenant le contrepied des méthodes d'investigation classiques, il agit à rebours du sens commun. Les observateurs (dont le lecteur) ne comprennent rien à son comportement, ni à son discours, à mille lieues semble-t-il de l'enquête en cours : ses agissements sont à première vue incohérents, ses propos décousus, ses digressions insensées . Et pourtant... La logique déconcertante de ce détective particulier éclate une fois l'intrigue dénouée. Il considère le crime comme une oeuvre d'art et le criminel comme une âme égarée qu'il faut comprendre et sauver. C'est donc un philosophe que dépeint Chesterton, mais un philosophe décalé, maniant l'humour et le paradoxe. En un mot : un poète.
    Présentée par Francis Lacassin, cette édition regroupe l'ensemble des 44 nouvelles parues entre 1911 et 1935. Sont également présentes trois nouvelles inédites en volume, traduites pour l'occasion.

  • Orthodoxie

    Gilbert Keith Chesterton

    • Climats
    • 19 Mars 2010

    Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse : en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part : jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.

  • William Blake

    Gilbert Keith Chesterton

    • Gallimard
    • 14 Avril 2011

    Paru en 1910, le William Blake de Chesterton fait partie de la série de biographies littéraires qu'il consacra à des figures aussi diverses que Charles Dickens, Robert Browning ou Robert Louis Stevenson. Elle est l'une des premières au XXe siècle, après celle que lui dédia Gilchrist en 1863, à proposer une réévaluation de l'auteur des Chants d'innocence et d'expérience.
    Au centre du livre se pose la question du génie - ou de la folie - de Blake, et le fait de savoir si sa supposée « maladie mentale » limite son oeuvre aux marges du bizarre ou si son excentricité n'est, au contraire, que l'à-côté d'une oeuvre singulière et unique (« Les critiques prétendent que ses visions étaient fausses parce qu'il était fou. Je dis, moi, qu'il était fou parce que ses visions étaient réelles. »).
    Prenant appui sur l'intérêt de Blake pour Swedenborg et l'occultisme, Chesterton trace aussi le tableau d'un XVIIIe siècle secret et situe l'oeuvre picturale et mystique de Blake dans un contexte littéraire et artistique encore largement méconnu.

  • L'honneur d'Israel Gow

    Gilbert-Keith Chesterton

    • Saint-leger
    • 15 Mars 2021

    Quelque part en Écosse, le sinistre château de Glengyle sert de décor à un mystère des plus étranges. Le comte de Glengyle, dernier descendant d'une redoutable lignée, s'est retiré dans la vieille bâtisse il y a bien longtemps, et à l'exception de son unique et fidèle serviteur, Israël Gow, que l'on dit sourd et idiot, personne ne l'a revu. Or, le comte est décédé, et son mutique domestique s'est empressé de fermer son cercueil et de l'enterrer. Le dernier des Ogilvies vivaitil vraiment au château ? Israël Gow ne l'a-t-il pas aidé à disparaître ? L'inspecteur Craven de Scotland Yard, ainsi que Flambeau, qui mènent l'enquête, sont perplexes : ils ont découvert au château une collection bizarre d'objets hétéroclites : mécanismes d'horlogerie brisés, pierres précieuses dispersées comme de vulgaires cailloux, bougies sans candélabres, petits tas de tabac à priser sur tout le mobilier... Il faudra décidément, encore une fois, faire appel à la sagacité du père Brown pour percer le mystère du destin du dernier comte de Glengyle !

  • L'homme invisible

    Gilbert Keith Chesterton

    • Saint-leger
    • 9 Octobre 2020

    Lorsque le jeune J. T. Angus demande la main de la charmante Laure Hope, il apprend qu'il a un rival peu banal : un certain Welkin la poursuit de ses menaces, ne supportant pas qu'elle puisse épouser quiconque si ce n'est lui. Smythe semble épier en permanence la jeune femme, il l'appelle, il dépose même des menaces écrites près d'elle, sans qu'elle puisse le voir? Il est invisible ! Et quand il annonce qu'il s'en prendra à un autre rival, l'inventeur Isidore Smythe, Angus fait appel à un détective de sa connaissance : Flambeau. Welkin parvient malgré toutes les précautions prises, à faire disparaître Smythe. Heureusement, le père Brown accompagne Flambeau et saura tirer cette mystérieuse affaire d'homme invisible au clair !

  • Les arbres d'orgueil

    Gilbert Keith Chesterton

    • Gallimard
    • 29 Octobre 2009

    Au terme d'une carrière dans l'administration indienne qui n'a laissé que le souvenir d'éclats maladroits, le squire Vane vit retiré dans son domaine de Cornouailles.
    A la population locale, imprégnée de merveilleux, il oppose son rugueux bon sens et s'enfonce un soir dans un bois aux prétendus pouvoirs maléfiques... pour ne plus reparaître. L'enquête, qui devra éviter le double piège d'un rationalisme grossier et de la crédulité superstitieuse, est menée par les invités du squire, le poète John Treherne et le critique américain Cyprian Painter.

  • Épuisé après une première édition en 2009 qui avait rencontré un grand succès auprès de la presse nationale, cet essai politique et économique de G.K. Chesterton est aujourdhui réédité. Dans ce recueil de textes de 1926, le grand écrivain britannique semploie à dessiner les principes qui pourraient guider une société vraiment humaine entre les écueils du totalitarisme collectiviste et du chaos du libéralisme libertaire qui ne profite quà des privilégiés. Ce nest pas une mince surprise de constater quen usant des mots qui sont les siens, Chesterton avait déjà pensé la crise de lenvironnement, la faillite des banques, la perversité du système de la grande distribution, la destruction de lagriculture ! Avec la philosophie de la gratitude qui le caractérise tant, émaillant ses propos dun feu dartifice de paradoxes révélant la complexité des choses, Chesterton propose la large distribution de la propriété comme facteur de justice sociale et de développement économique maîtrisé.

  • La croix bleue

    Gilbert Keith Chesterton

    • Saint-leger
    • 30 Octobre 2019

    Noyé dans la foule d'un Congrès à Londres, un commissaire parisien traque son ennemi juré, criminel brillant et - presque - insaisissable. À force de chercher la moindre trace de sa proie, il finit par suivre une série d'indices qui ne semblent avoir en commun qu'un sens presque élégant du paradoxe ainsi qu'un étrange tandem de prêtres. Deux professionnels du crime, chacun d'un côté de la loi : le premier préparant peut-être l'un de ses plus audacieux vol et le second menant l'enquête la plus déconcertante de sa carrière, et, au milieu, un prêtre gaffeur et maladroit.
    Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) est une figure majeure de la littérature anglaise, auteur d'une oeuvre prolifique d'essayiste, de polémiste, de biographe, et de romancier. Nul mieux que lui sut marier le paradoxe et l'art du contrepied. Il fut, dès 1901, l'un des premiers théoriciens du roman policier avec un article demeuré célèbre, A Defense of Detective Sories. Il fut en 1928 le premier président du Detective Club, association regroupant des écrivains de romans policiers (dont A. Christie, la baronne Orczy, D. Sayers, J.D. Carr...). Chesterton parlait souvent de lui-même comme d'un chrétien « orthodoxe » ; il se convertit au catholicisme. George Bernard Shaw, son « adversaire et ami », dit de lui dans Time : « C'était un homme d'un génie colossal.

  • Les étoiles filantes

    Gilbert Keith Chesterton

    • Saint-leger
    • 6 Avril 2020

    Les étoiles filantes : trois diamants de la plus belle eau, ont une fâcheuse tendance à attiser la convoitise des voleurs de tout acabit, ce qui leur vaut ce nom si poétique. Justement, Flambeau, le génial malfaiteur, a jeté son dévolu sur ces fabuleux joyaux, que sir Leopold Fischer, le célèbre financier, s'apprête à offrir à sa petite-fille, en ce lendemain de Noël. Pour l'occasion toute la famille est réunie et improvise une fête... à laquelle le voleur est bien décidé à s'inviter. Mais, l'audacieux Flambeau ne se doute pas que la Providence va de nouveau mettre sur sa route le plus improbable des détectives, l'astucieux Père Brown... Ce lendemain de Noël s'annonce décidément plein de surprises pour chacun des protagonistes de cette étrange affaire !

  • Hérétiques

    Gilbert Keith Chesterton

    • Climats
    • 13 Mars 2010

    En 1905, à trente et un ans, Gilbert Keith Chesterton réunit en un volume les articles qu'il a donnés au Daily News pendant trois ans.
    Ce livre, Hérétiques, allait faire l'effet d'un " coup de vent dans une pièce mal aérée ". Chesterton y attaque les maux de la modernité : la croyance au progrès, le scepticisme, le déterminisme et les paroles creuses en tous genres. Ses contemporains - Rudyard Kipling, George Bernard Shaw, H.G. Wells - sont copieusement malmenés, mais avec tout l'esprit d'un homme lucide et plein d'humour, à qui il est par conséquent égal de parler sérieusement de religion...
    Valery Larbaud, qui lui rendit visite en Angleterre, devait laisser un portrait inoubliable de celui qu'on surnommait " le prince du paradoxe ": un géant, oscillant entre l'enfance et la sagesse, à qui il tombait des allumettes des cheveux lorsqu'il secouait la tête. C'est la voix de ce géant, tonitruante et espiègle, que ce livre donne à entendre.

  • Le père Brown est un des personnages les plus célèbres - et le plus déroutant - de la fiction policière. Ce prêtre catholique d'une petite paroisse de l'Essex, petit et rondouillard, avenant, n'a rien d'extraordinaire ; il semble même tout à fait insignifiant, voire ahuri, avec son regard de myope et son grand parapluie qui l'embarrasse.
    Le fait est que cette apparence médiocre dissimule un cerveau exceptionnel aux méthodes géniales. Les faits et les indices l'intéressent peu : il se laisse guider par l'atmosphère et ses intuitions. Il se glisse dans l'esprit du malfaiteur et résoud de l'intérieur des énigmes a priori insolubles. En prenant le contrepied des méthodes d'investigation classiques, il agit à rebours du sens commun. Les observateurs (dont le lecteur) ne comprennent rien à son comportement, ni à son discours, à mille lieues semble-t-il de l'enquête en cours : ses agissements sont à première vue incohérents, ses propos décousus, ses digressions insensées . Et pourtant... La logique déconcertante de ce détective particulier éclate une fois l'intrigue dénouée.
    Il considère le crime comme une oeuvre d'art et le criminel comme une âme égarée qu'il faut comprendre et sauver. C'est donc un philosophe que dépeint Chesterton, mais un philosophe décalé, maniant l'humour et le paradoxe. En un mot : un poète.

  • Saint thomas du createur

    Gilbert Keith Chesterton

    • Dominique martin morin
    • 11 Novembre 2011

    "Je le considère comme étant, sans comparaison possible, le meilleur livre jamais écrit sur saint Thomas.
    Rien de moins que le génie peut rendre compte d'un tel accomplissement... Chesterton fut un des penseurs les plus profonds qui aient jamais existé ; il était profond parce qu'il avait raison ; et il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir raison ; mais il ne pouvait non plus s'empêcher d'être modeste et charitable. Aussi laissait-il ceux qui pouvaient le comprendre reconnaître qu'il avait raison et qu'il était profond.
    Auprès des autres, il s'excusait d'avoir raison et compensait le fait d'être profond en étant spirituel. C'est tout ce qu'ils voient en lui" - Étienne Gilson.

  • Pourquoi je suis catholique

    Gilbert Keith Chesterton

    • Via romana
    • 11 Mai 2017

    « Parmi les innombrables oeuvres de Chesterton il y en a une où l'influence de la foi est la plus manifeste et à mon sens c'est aussi son meilleur ouvrage. De tous ses livres, c'est de loin le plus profond et le plus clair ; et j'aimerais qu'il serve à éprouver le sens critique de tout lecteur. Qu'on lise cet essai, des derniers qu'il publia, et qui fut donné au monde. » Hilaire Belloc Baptisé anglican, agnostique à l'adolescence, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) devint un fervent anglo-catholique à la fin du XIXe siècle. Assoiffé de cohérence intellectuelle et morale, l'auteur des Hérétiques et d'Orthodoxie poussa sa quête religieuse jusqu'à professer le catholicisme romain en 1922, étape déterminante dans sa carrière littéraire. Ce processus de conversion au catholicisme n'est d'ailleurs pas étonnant dans une Angleterre marquée par érosion spirituelle et modernisme, qui poussent de grands intellectuels à retrouver la foi des leurs pères.
    Il ne fut toutefois pas de bon ton de se faire « papiste » au pays marqué encore par la haine ou du moins la méfiance vis-à-vis de Rome. Le célèbre écrivain-journaliste prolifique se fit du coup l'apologète de l'Église catholique à travers des ouvrages et d'innombrables essais polémiques paraissant tant dans les journaux britanniques que dans la petite presse catholique du Royaume-Uni. Le meilleur de ces articles de la fin des années 1920, toujours empreints de réflexions paradoxales, fut publié en 1929 sous le titre Pourquoi je suis catholique, traduit ici pour la première fois. L'on verra que la conversion de Chesterton n'a pas modifié un style unique, contribuant même à le rendre plus limpide. L'ouvrage, particulièrement lucide sur les problèmes de son époque, garde toute son actualité dans un Occident en butte à de multiples tribulations sociales, sociétales, à l'athéisme, au matérialisme, à l'islam et aux fausses spiritualités. Une traduction fidèle, dotée d'une présentation et de notes explicatives de Wojciech Golonka.

  • Le puits et les bas fonds

    Gilbert Keith Chesterton

    • Desclee de brouwer
    • 22 Septembre 2016

    Écrivain, journaliste, apologète, polémiste prolifique, Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) ne peut s'empêcher de croiser la plume avec ses adversaires : littérature, religion, philosophie, politique, ses articles font feu de tout bois, pour le plus grand plaisir du lecteur amusé, mais aussi stimulé, voire étourdi par ce prestidigitateur féru de paradoxes. Voilà, en substance, Le Puits et les Bas-fonds, compilant d'excellents essais chestertoniens des années 1930.
    Chesterton y fournit également une nouvelle justification de son catholicisme - il s'est converti en 1922 : « Je ne pourrais abandonner la foi sans tomber dans quelque chose de plus creux que la foi. Je ne pourrais cesser d'être catholique, sauf à devenir quelque chose de plus étroit qu'un catholique... Nous avons quitté les bas-fonds et les lieux desséchés pour l'unique puits profond. La vérité est au fond. » Défense du christianisme, de la famille, de la propriété privée et du bon sens élémentaire, certes. Mais les essais rassemblés ici nous font découvrir en outre un Chesterton préoccupé de la situation politique européenne, au point de donner l'alarme devant le péril nazi qui allait bientôt incendier tout le continent : une vue prophétique dont seul les vrais sages sont capables.
    Cette traduction inédite comble un oubli de plus de quatre-vingts ans depuis la parution originale en 1935 de The Well and the Shallows.
    Traduction, présentation et notes par Patrick Gofman et Wojciech Golonka.

  • Recueil d'articles parus en 1929 dans lesquels l'écrivain, converti au catholicisme en 1922, dépeint la singularité de l'Eglise catholique en étudiant ce que lui ont reproché ses détracteurs au cours de son histoire

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