Sergueï Dovlatov

  • Le domaine Pouchkine

    Sergueï Dovlatov

    • La baconniere
    • 17 Mars 2022

    Jeune, fauché et noceur, le narrateur décide de se ranger en devenant, un été, guide au Domaine Pouchkine à Pskov, laissant femme et enfant à Leningrad. Sa femme profite de son éloignement pour prépaper son imigration en Amérique avec leur fille.
    Pressé de partir avec elles, le narrateur, malgré son désespoir, oppose un refus catégorique de s'éloigner de son pays et de sa langue qui, dit-il, fait quatre-vingt pour cent de sa personnalité.
    Observateur hors pair du quotidien et conteur royal, Dovaltov narre, avec son ironie et son humour habituels, un été de travail au Domaine Pouchkine dans la Russie de Brejnev où la vodka coule à flot et les familles se déchirent face au choix radical de l'exil.

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  • La valise

    Sergueï Dovlatov

    • La baconniere
    • 22 Avril 2021

    Huit objets sortis de la valise de Dovlatov lors de son exil sont autant de prétextes à des récits autobiographiques:
    - Les chaussettes finlandaises - Les chaussures du maire - Un costume croisé convenable - Le ceinturon d'officier - La veste de Fernand Léger - La chemise en popeline - La chapka - Les gants d'automobiliste Chacun de ces objets lui rappellera une histoire particulière de sa vie en URSS; des histoires qu'il racontera avec concision dans des textes haletants, drôles et au rythme nerveux.
    La Valise a une composition particulière («cubique» dira le critique Elisseïev) qui lui donne un cadre très intime où affleurent plus que jamais nostalgie et tristesse face à l'absurde. Mais, comme toujours chez Dovlatov, c'est la dérision et l'ironie tendre qui l'emportent.

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  • La zone

    Sergueï Dovlatov

    • La baconniere
    • 10 Mai 2019

    Transféré en Occident à l'aide de microfilms, La Zone est un montage de 14 fragments, dont la rédaction a débuté en 1962, date à laquelle, Sergeï Dovlatov, entamant alors son service militaire, prit ses fonctions de garde dans le camp à régime spécial d'Oust-Vymsk, au Kazakhstan, un camp de prisonniers de droit commun. Dans une atmosphère multi-ethnique où les rôles principaux se redistribuent entre simples soldats, gradés et prisonniers en tout genre, l'auteur relate les événements qui accompagnent la vie du camp, sous la forme d'épisodes singuliers.
    Publié en 1982, après que l'auteur ait émigré aux États-unis, La Zone demeure un témoignage romancé du monde concentrationnaire et de ses lois propres. Dovlatov, alors qu'il retravaille les différentes épreuves, est parfaitement conscient de la singularité de son point de vue au regard de ses prédécesseurs, principalement parce qu'il considère que les gardiens et les prisonniers sont interchangeables. Tout en conservant le flegme et l'ironie, qui caractérisera son style dans ses écrits postérieurs, Dovlatov relate la violence et l'amour, l'absurdité et la loi, dans un univers où la parole, à l'instar de la langue littéraire, demeure peut-être l'unique moyen de transformer la réalité du camp.
    « Les mêmes personnes manifestent des aptitudes égales pour les bonnes comme pour les mauvaises actions. Je n'avais nulle peine à me représenter tel récidiviste dans la peau d'un héros de la guerre, d'un dissident, d'un défenseur des opprimés. Et inversement, des héros de guerre se fondaient avec une facilité étonnante dans la masse des détenus. »

  • La filiale

    Sergueï Dovlatov

    • La baconniere
    • 10 Mai 2019

    Le narrateur, Dalmatov, est un journaliste russe émigré à New-York qui travaille à la station de radio russe antisoviétique : « Troisième vague » en référence à la troisième vague d'émigrés russes. Il est marié et a deux enfants. Un jour, il est envoyé comme correspondant à Los-Angeles où a lieu un congrès de dissidents intitulé « La Nouvelle Russie » qu'il observe avec beaucoup d'ironie. Il y retrouve Tassia, sa première femme, qui décide de squatter sa chambre d'hôtel. Dalmatov se souvient de leurs premières amours à Leningrad. Le congrès élit un nouveau gouvernement russe et choisit Tassia comme leader de l'opposition. Tassia offre un chiot à Dalmatov, puis le plaque comme elle l'a déjà fait il y a bien des années, durant son service militaire.
    Un récit doux-amer en petites touches qui mêle anecdotes, réflexions et souvenirs de jeunesse, le tout d'inspiration autobiographique comme toujours chez Dovlatov. Et comme toujours chez cet auteur qui, dans la grande tradition de la littérature russe, manie à merveille l'autodérision, le rire perce à travers les larmes et les larmes à travers le rire. Un roman très drôle, très triste et très touchant, qui incite à la réflexion et dont le thème essentiel est l'absurdité de l'existence.

  • Brodsky et les autres

    Sergueï Dovlatov

    • Rocher
    • 17 Avril 2003

    Brodsky et les autres est un livre à la fois drôle et émouvant, rempli d'anecdotes qui apparaissent comme autant de tours que la vie nous joue, qui nous raconte l'histoire de toute une génération d'artistes russes, tous plus géniaux et plus excentriques les uns que les autres.

  • Le compromis

    Sergueï Dovlatov

    • Rocher
    • 28 Avril 2005

    Il y a bien longtemps que je ne divise plus les gens en bons et en mauvais. Encore moins les personnages littéraires. En outre, je ne suis pas sûr que dans l existence le crime entraîne des remords inévitables ni que l'exploit soit récompensé par la félicité. Nous sommes tels que nous nous ressentons. Nos qualités et nos vices remontent à la surface au contact subtil de la vie. Dans ce récit, il n'y a ni anges ni démons, et il ne saurait y en avoir. J en suis l'un des protagonistes.
    Telle est la confession de Sergueï Dovlatov, l'un des écrivains les plus aimés de sa génération. L'amour que suscite cet auteur, que l'on doit dorénavant considérer comme un cas littéraire international, tient au revigorant sentiment de bonheur qui émane de ses comédies de la vie quotidienne, à l'humour plein de tendresse qui filtre de ses innombrables anecdotes, qui en ont fait le Tchekhov de son temps. Au point que, si le lecteur français oublie un instant le lieu et le temps où ils se déroulent (la république soviétique d'Estonie, à l'époque de Brejnev), ces compromis, qui mettent en scène un monde où le mensonge est la norme, où des journalistes amoureux de grand art, d'alcool pur et de vérité fréquentent les vieillards au pouvoir et leurs larbins obligés, pourraient fort bien raconter sa propre histoire, aujourd'hui, dans la république de France ou de Navarre.

  • Le livre invisible ; journal invisible

    Sergueï Dovlatov

    • La baconniere
    • 8 Mai 2017

    Ce livre rassemble deux grands textes autobiographiques, inédits en français, de cet immense auteur pertinent, lucide, malveillant et drôle. Le premier intitulé Le livre invisible, retrace ses aventures éditoriales dans la Russie communiste, le second, Le journal invisible, fait état de ses tentatives de monter un journal russe à New-York en plein capitalisme.
    Le dogme de l'Etat voudrait que l'homme soit bon et stupide par nature, Dovlatov lui oppose une intelligence maligne. Il décrit admirablement tout ce qui l'entoure dans un humour réel, qui pourrait être décrit comme « le sentiment des contraires », « un rire à travers les larmes ». Les situations sont comiques, les personnages spontanément surréalistes, les dialogues imprévisibles. Suivre Dovlatov, c'est faire l'expérience inouïe de la réalité, un voyage amer et joyeux.
    Dans le livre invisible il conte le règne de la bêtise des dernières décennies poststalienniennes, dans le journal invisible, les déboires des immigrés russes dans la métropole américaine entre une poétique des marges à la Bukowski et la grande tradition auto-ironique russe.

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