Yann Moix

  • Verdun

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 9 Mars 2022

    « Alors, comme le font tous les ratés, tous les aigris, tous les éconduits, je m'étais vengé sur des innocents ; j'avais puni un lit défait, un froc souillé, pour oublier les sales météos de mon coeur... L'avenir était le pays des autres. Je n'y étais pas convié. ».

    Après Orléans, qui racontait l'enfance martyrisée du narrateur, puis Reims, où l'on suivait ses pérégrinations lamentables en école de commerce dans la ville des sacres, voici Verdun. Car c'est à Verdun que nous retrouvons cet "immobile enfant" de vingt-cinq ans, cette fois comme aspirant dans l'armée de terre.
    Après des classes à Angers puis à Draguignan où on lui enseigne le métier des armes, le jeune Moix, désormais officier d'artillerie, va connaître, parfois pour le meilleur et très souvent pour le pire, l'épreuve des responsabilités, de la promiscuité et du commandement.
    Nous le suivons ici avec sa section, par monts et par vaux, en campagne ou en caserne, de jour comme de nuit.
    Une fois encore, c'est une galerie de personnages aussi ordinaires qu'extraordinaires qui se déploie sous nos yeux.
    Avec humanité, humour, humilité et la tendresse habituelle que nous lui connaissons pour les déclassés, Yann Moix, plus dur avec lui-même qu'avec quiconque, nous émeut et nous fait rire. C'est sa griffe. Entre manoeuvres et marches de nuit, tirs au Famas et feux de camps, inspection des chambres et chants militaires, nous la retrouvons ici intacte.

  • Rompre

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 25 Août 2021

    « Être séparés pour toujours reste une manière d'être ensemble à jamais. ».
    À la terrasse d'un café, un dialogue imaginaire débute entre Yann Moix et l'un de ses amis qui tente de le consoler à la suite de sa dernière déconvenue amoureuse. Le narrateur confesse qu'il ne peut s'empêcher de mettre un terme très prématuré à chacune de ses aventures, de les « rompre » tant il craint d'aimer et d'être aimé.

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  • Orléans

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 19 Août 2020

    « Je me promis qu'un jour, quand je saurais écrire la vérité dans sa simplicité nue, je la dirais dans un roman d'humiliation comme il existe des romans d'initiation. ».
    Dans ce texte bouleversant et poétique, l'auteur pose un regard sans concessions sur le cauchemar intime de son enfance à Orléans. En deux grandes parties, « Dedans », la vie entre les murs de la maison familiale, source de son traumatisme, et « Dehors », l'école, les amis et les amours, il raconte le cosmos inhabitable où il a vécu.

  • Reims

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 19 Mai 2021

    Reims constitue le deuxième volume de la tétralogie, ou du quatuor, que l'auteur a intitulé « Au pays de l'enfance immobile », dont Orléans paru en aout 2019 était le premier opus, et dont Verdun et Paris seront les troisième et quatrième.
    Le narrateur s'est enfin échappé du cauchemar familial d'Orléans, il aspire aux plus grandes écoles pour « monter à Paris » mais ses résultats médiocres aux examens de mathématiques le font atterrir à l'Ecole supérieure de commerce de Reims, vécue par lui comme une relégation en troisième division.
    Ici tout n'est qu'ennui, impuissance, obsession sexuelle jamais assouvie, dérive alcoolisée, débâcle progressive avec une petite bande de paumés masturbateurs et suicidaires qui tournent le dos à la compétition scolaire pour mieux affirmer leur différence.
    Dans cette course à la vanité paradoxale de l'échec, avec les mots brandis contre les chiffres, la littérature contre les mathématiques, le déclassement contre le classement, la révolte contre le conformisme, la provocation contre la convocation, il va s'agir, à défaut de briller par le succès, de se distinguer par l'ignominie.
    Sur cette bande de pieds nickelés travaillés par la chose littéraire qu'ils ne travaillent pas, plane l'ombre des « Simplistes » qui étaient parvenus à produire des oeuvres belles et profondes à partir de Reims : René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Roger Vailland et d'autres qui ont illuminé la revue littéraire Le Grand Jeu, là où leurs pâles successeurs ne sont plus capables que d'un tout petit jeu grinçant et misérable.
    Reims, ou la prolongation de la haine de soi quand la haine des vôtres vous a définitivement incarcéré au « pays de l'enfance immobile »...

  • Terreur

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 17 Janvier 2018

    " Les notes qui suivent furent prises au jour le jour, puisque c'est dorénavant ainsi que nous sommes sommés de vivre. Je ne suis pas sociologue, ni spécialiste de l'islam. Je n'ai d'autres spécialités que de vouloir rester en vie. [... ] Comme vous je traverse (cela ne fait que commencer) une réalité gangrenée par la mort et contaminée par la peur. Pour une fois, cette réalité n'est pas abstraite, posée sur la géographie de territoires lointains qu'on imagine par essence plongés dans le chaos.
    Non, elle est là, en bas de la rue, prête à faire de ce matin mon dernier matin. " Voici les temps des assassins. Il fallait ce livre lumineux, implacable, pour définitivement le comprendre. Albert Sebag, Le Point. Une vision subtile et humaniste, un régal d'intelligence, de sensibilité, de clairvoyance. Lucas Bretonnier, Le Parisien magazine. Il faut lire Yann Moix parce qu'il nous éveille. Joseph Macé-Scaron, Marianne.

  • Une simple lettre d'amour

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 1 Juin 2016

    « Il est toujours bon d'écrire aux femmes que l'on aime. Ne serait-ce que pour les avertir, une fois la rupture consommée, qu'elles font bien de fuir ceux qui leur ont menti, les ont bernés, les ont parfois trompées pendant si longtemps. Il en va de leur départ comme de la mer, lorsque celle-ci se retire : on s'aperçoit de ce qui se cachait sous les flots. Des bidons d'essence, de vieux pneus, des bestioles décharnées. » Y. M.
        En exhumant de ses cartons cette lettre vieille de dix-huit ans, Moix accomplit un geste magnifique et ressuscite un verbe qui n'appartient qu'à lui. Albert Sebag, Le Point.
      Ne pas croire l'adjectif « simple » dans le titre. C'est une lettre d'amour fiévreuse, complexe, ambitieuse, sombre, exaltée, caractérielle, très littéraire. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.
      C'est cru et cruel, certes, mais aussi inventif et souvent tordant. Louis-Henri de la Rochefoucauld, Technikart.

  • Naissance

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 7 Octobre 2015

    La naissance ne saurait être biologique : on choisit toujours ses parents. Naître, c'est semer ses géniteurs. Non pas tuer le père, mais tuer en nous le fils. Laisser son sang derrière, s'affranchir de ses gènes. Chercher, trouver d'autres parents : spirituels. Naître biologiquement, c'est à la portée du premier chiot venu, des grenouilles, des huîtres. Naître spirituellement, naître à soi-même, c'est à la portée de ceux-là seuls qui préfèrent les orphelins aux fils de famille, les adoptés aux programmés, les déviances aux descendances. Toute naissance est devant soi.

    « Cet accouchement n'est pas seulement le plus long de l'histoire littéraire, il est aussi le plus drôle, le plus déjanté. » Joseph Macé-Scaron, Le Magazine littéraire.

    « Il transforme la boue de ses tourments en oeuvre d'art jubilatoire. Naissance est un monument. » Hervé Bertho, Ouest France.

  • Podium

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 2 Juin 2004

    Yann Moix Podium Roman burlesque sur les sosies, fable sur les années Cloclo, balade nostalgique au musée Grévin des icônes de la culture populaire, Podium raconte drôlement une histoire désespérée : comment le désir d'être célèbre est devenu la religion des temps modernes.

  • Mort et vie d'Edith Stein

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 16 Septembre 2009

    Ce livre raconte l'histoire d'une femme (1891-1942) qu'on a tour à tour nommée Edith dans sa famille, Fräulein Edith Stein au lycée, Doktor Edith Stein à l'université, soeur Thérèse au Carmel, matricule 44 074 à Auschwitz, et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix au ciel.

  • Dehors

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 6 Juin 2018

    DEHORS est une lettre ouverte au président de la République ; il s'agit d'un appel, d'un SOS : dire à quel point les jeunes exilés, à Calais et ailleurs, font les frais d'une politique absurde. Une politique « migratoire » qui les empêche de sortir de notre territoire, alors que, tous ou presque, veulent rallier l'Angleterre. Ces « migrants » sont des exilés : ils sont partis de chez eux parce qu'ils ne pouvaient y rester. La migration est une procédure, l'exil est une aventure. La migration est un déplacement, l'exil est un bannissement. Cette lettre ouverte veut dire une chose : l'honneur de la France serait d'aider ces enfants courageux, qui n'ont plus rien d'autre à sauver que leur vie. L'histoire nous regarde. Ne lui faisons pas honte.

  • Jubilations vers le ciel

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 21 Janvier 1998

    A douze ans, Nestor a connu Hélène, et il a aussitôt décidé qu'elle serait « son amoureuse ».Pendant quarante ans, il essaiera de la séduire. Voilà pour le thème. Reste l'essentiel, à savoir l'éblouissante cavalcade à laquelle se livre ici un écrivain de vingt-sept ans qui sait jouer de tous les registres, faire vibrer toutes les cordes de l'amour, du lyrique au sensuel,du drôle au tragique, de l'étourdissement de la vie à l'horreur du vieillissement... Un coup de maître, salué à la fois par le Prix Concourt du premier romanet le Prix François Mauriac de l'Académie française.Un auteur de vingt-sept ans qui comptera sûrement dans la littérature de notre fin de siècle, s'il continue à écrire de cette encre-là.Geneviève Dormann, Le Figaro.

  • Partouz

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 4 Janvier 2006

    Quels liens peut-on établir entre un club échangiste de Paris et les attentats du 11 septembre ? Entre la sublime Pamela croisée il y a longtemps dans une université égyptienne et le grand amour de jeunesse de François Mitterrand ? Entre les poèmes de Charles Péguy et le terroriste Mohamed Atta ?
    Les réponses sont dans ce roman enfiévré, torrentiel, provocant, drôle et obscène, hanté de femmes inaccessibles, de sexe omniprésent, de violence planétaire, oeuvre d'un écrivain kamikaze qui prend tous les risques et dévoile quelques vérités dérangeantes sur la modernité occidentale.
    Après le triomphe de Podium en librairie et à l'écran, Yann Moix confirme une présence désormais incontournable dans la jeune littérature française.

    Ça brûle et ça sent le cramé dans ce roman. Ce Moix-là nous lance à la figure qu'il ne veut pas réduire la littérature à d'exquises gaufrettes d'un salon d'automne.
    Jacques-Pierre Amette, Le Point.

  • Panthéon

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 22 Octobre 2008

    Panthéon est un roman sur l'enfance. l'enfance est souvent une horreur - mais quand on finit par la rejoindre, tard dans la vie, elle est peut-être enfin cela, qu'on appelle le paradis.
    Yann moix.

  • Anissa Corto

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 16 Mai 2002

    Yann Moix Anissa Corto Tu vois Maria, je l'ai terminé, mon livre. C'est un peu grâce à toi. Les nuits que j'ai passées à écrire Anissa Corto sont des nuits où je n'ai pensé qu'à ton regard par-dessus mon épaule. J'ai tenté, à chaque phrase, de deviner tes exclamations, ton étonnement, tes doutes. Il m'est arrivé de te retrouver à São Paulo, pour écrire auprès de toi. Auprès de toi, je n'écrivais pas beaucoup.
    J'ai très peur de ta réaction à présent. Ce que je pensais être immense, parcouru par tes yeux, va s'excuser d'avoir été écrit. C'est trop tard. Mon style va se retrouver en slip au milieu de la cour. Tout est là, en place, imprimé, figé, définitif, tout est là qui t'attend et te craint.
    J'essaie de gagner du temps, mais tu es peut-être déjà en train de regarder la couverture, d'ouvrir le livre, d'isoler quelques bribes au passage, prélevant, à la manière des chimistes, les échantillons qui te suffiront pour juger l'ensemble. Je ne peux plus reculer ; il ne me reste qu'à te faire face. Ou à fuir.
    Je n'ai pas essayé de faire le malin. Tu n'aurais pas été dupe ; j'ai voulu suivre ma pente naturelle, sans jamais forcer les mots, sans jamais chercher à impressionner quiconque, et surtout pas toi. Tu verras, je serai tour à tour pathétique et excessif, lyrique et névrosé. Comme dans la vie. Je serai tour à tour moi-même. Anissa Corto, ce n'est pas Madame Bovary, d'accord, mais c'est moi.

    Voilà, je me tais. Je te laisse. Comme chaque fois que je sors un livre, je me sens minuscule ; surtout à côté de mes maîtres, les grands, les morts, que je salue debout sur mon escabeau.

    Je t'aime.
    Yann

  • Korea

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle

    « Ubu roi se déroulait ''en Pologne, c'est-à-dire nulle part''. Ce livre se déroule ailleurs, c'est-à-dire en Corée du Nord. Dans un monde qui se ressemble partout, c'est le seul ailleurs qui nous reste. Un ailleurs, c'est un lieu qu'on ne visite pas, mais qui nous visite. Ce n'est pas un pays qui ne nous traversons, mais qui nous traverse. A Pyongyang, c'est d'abord avec soi-même qu'on a rendez-vous. Pourquoi aller là-bas, si ce n'est pour se rencontrer soi ? La Corée du Nord ne se « raconte » pas ; et pourtant elle parle, à travers ses guides. Ce livre est constitué de dialogues, parfois exacts et toujours vrais, que j'ai eus avec eux durant mes séjours au royaume de Choson. Où l'on verra que non seulement tout est différent, mais que rien n'est ressemblant. Que rien n'est anormal, mais d'une normalité toute autre. Il y a, là-bas, quelque chose de ''chimiquement pur''. Est-ce la race, qui ne se mélange pas ? Est-ce la nuit étoilée, jamais polluée ? Est-ce la dictature ? Non, c'est l'ailleurs. C'est l'ailleurs qui est chimiquement pur. Et c'est l'aventure. Alea jacta est. » Y.M.

  • Paris Nouv.

    Paris

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 31 Août 2022

    « La province fournit Paris en combustibles : je décidai donc de m'y brûler, et pas simplement les ailes. Je n'avais pas d'ailes de toute façon. Je n'avais rien, à part cent francs en poche et la chance, grâce à un gardien de nuit complaisant, de pouvoir dormir dans les travées de la bibliothèque du centre Beaubourg, parmi les livres. Du coup j'ai lu. A l'aube, je quittais les lieux, allant traîner mes drôles de guêtres dans les rues. Je n'avais aucune connaissance, pas vraiment d'amis, zéro petite amie. Je n'avais que moi, la solitude qui pesait sur moi, et ce ciel grand cendre au-dessus de ma tête. Je me nourrissais de grec-frites. J'ai fini par rencontrer des gens. Roger Knobelspiess, ex-lieutenant de Mesrine, m'a prêté un minuscule gourbi. J'ai vécu dans un squat. J'allais bien, je ne me plaignais jamais : j'étais heureux car je savais que vingt-cinq ans était un âge inventé pour cette misère marrante, cette mélancolie spéciale, cette errance pathétique. Je me regardais en train d'être ce que je voulais devenir, ou plutôt, je m'observais en train de devenir ce que je voulais être. Paris, c'était l'édition : j'allais donc tout donner pour faire mon trou, me faire un nom, devenir célèbre - ou finir dans le caniveau, sous la pluie battante, m'enrhumer, et mourir. J'ai surjoué tout ça, avec un zest de romantisme béat, assez content de ma condition, fier de n'être rien et de vouloir beaucoup. J'ai tapé à des portes. Des gens ont été méchants. J'ai insisté. D'autres ont été gentils.
    Paris est une galerie de leurs portraits, mâtinée d'épisodes de galériens. J'ai beaucoup arpenté, beaucoup marché, beaucoup espéré, énormément souffert mais je dois dire que jamais je ne me suis ennuyé. Des instants de tragédie ? Il y en eut ; des scènes de comédie : plus encore. Vous allez me suivre ici en train de réussir et de rater, en train de séduire et d'échouer, en train de m'introduire dans cocktails et de m'y faire éjecter, en train de gagner un peu d'argent et d'en perdre beaucoup, en train de me faire quelques amis et de me fâcher avec eux, en train de rire souvent et de pleurer parfois. En train, surtout, d'oublier en moi le provincial, ce qui est toujours une erreur et mène droit au ridicule. Un Rastignac de plus parmi les pots d'échappements. Des débuts dans la vie ? Non : un commencement dans la carrière. Sauf que je n'ai jamais fait carrière dans quoi que ce soit. Voilà en tout cas, chers amis, comment tout a commencé. ».
    Y.M

  • Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 6 Juin 2012

    Zébré, digressant, ingénieux, pulsatile. En 170 pages électriques, l?auteur de Transfusion prouve qu?un petit volume littéraire peut cracher des décibels. Marc Lambron, Le Point.Le propre de la dualité étant de cerner le mystère où se cache, se contracte et surgit la vérité d?une vie, c?est dans les contradictions du chanteur que Yann Moix éclaire son destin.
    Quand chacun s?intéresse au corps de Michael Jackson, aux outrages qu?il a reçus et à ceux qu?ils auraient prodigués, l?écrivain ne veut connaître que l?âme de son héros. Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire.

  • Transfusion

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 1 Septembre 2004

    Les lecteurs de Yann Moix connaissent, depuis Jubilations vers le ciel, le goût de cet écrivain pour le lyrisme le plus élégiaque, le plus " romantique "... Et c'est ce qu'il prouve, avec ce recueil de poèmes rimés ou en vers libres : Yann Moix croit que le poème est encore un genre moderne et légitime. Que la chanson ne l'a pas encore définitivement remplacé. Et il le prouve avec cette " transfusion " composée de poèmes forts, violents, tendres, souvent improbables. L'inspiration poétique de Yann Moix a, à l'évidence, deux sources : Appolinaire (c'est-à-dire la tradition qui va de Musset à Aragon) et Houellebecq - donc la " beat generation " etc... Ce mélange inattendu correspond au romantisme noir de l'auteur. Il en est, en quelque sorte, la vraie signature.

  • Les cimetières sont des champs de fleurs

    Yann Moix

    • Librairie generale francaise
    • 27 Janvier 1999

    Deux enfants ont trouvé la mort dans un accident d'automobile. Leur mère, Elise, qui conduisait, survit. Fou de douleur, son mari, Gilbert, va entreprendre de lui faire payer ce qu'il juge être son crime. Dès lors, l'existence d'Elise n'est plus que souffrance, culpabilité, humiliation. Gilbert, lui, ne découvrira que trop tard ce que peut l'amour, au-delà du deuil et de la destruction.
    Après Jubilations vers le ciel, couronné en 1996 par la Bourse Goncourt du premier roman, Yann Moix confirme ici sa personnalité : celle d'un romancier de l'excès, de la fureur, de la passion sous ses formes les plus extrêmes. Et de la plus forte d'entre elles : l'amour fou.
    Un roman sur la folie écrit avec folie.

  • La meute

    Yann Moix

    • Grasset et fasquelle
    • 24 Février 2010

    Y aurait-il donc une " Affaire Polanski " comme il y eut une " Affaire Dreyfus "? Beaucoup dont Yann Moix, le croient. Tandis que d'autres, plus nombreux, semble-t-il, s'indignent d'une telle comparaison. D'où ce livre qui, a n'en pas douter, fera débat.
    La thèse ? D'un côté, on le sait, ceux qui disent à juste titre que tout crime ou délit mérite son jugement et sa sanction. Qu'il n'y a pas une loi pour les " élites " et une loi pour les " obscurs ". Dont acte- puisque telle est la règle démocratique.
    Face à ceux-là, Moix fait simplement observer que " l'Affaire Polanski " serait enterrée depuis longtemps si Polanski avait été un " Monsieur tout- le- monde ".
    Au nom de la règle démocratique, on en arriverait donc à trouver naturel qu'il y ait des lois (d'exception) pour un homme célèbre, et un droit à l'oubli pour les autres... C'est contre ce fait que Moix s'emporte et s'indigne.
    Au passage, bien sûr, il entre dans les détails de " l'Affaire " : le retrait de plainte de la victime ; l'arrangement financier ; le rôle de la mère de la victime ; l'attitude pour le moins étrange du gouvernement suisse ; le fait que Polanski, en trente ans, n'ait jamais " récidivé " ; le rôle des juges (élus) aux Etats-Unis.
    Du coup, il en vient à décrire notre époque, où l'idéologie égalitariste instille une haine particulière du talent, de la singularité. Selon Moix, " la meute " veut immoler (tout en les adorant) ses idoles. Il faut qu'elles soient punies. Freud n'avait pas démontré autre chose dans Totem et Tabou.

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