• Les racines du ciel

    Romain Gary

    "La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu'un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L'idée de la beauté de l'éléphant, de la noblesse de l'éléphant, c'était une idée d'homme rassasié..."

  • Une uchronie redoutablement efficace, par l'auteur du Dernier Templier.Istanbul, 1682 : Mehmed IV, sultan de l'Empire ottoman, s'apprête à lancer le second siège de Vienne, alors capitale du Saint-Empire romain, quand un mystérieux visiteur s'introduit dans sa chambre. L'homme, couvert d'étranges tatouages, déclare au souverain pouvoir l'aider à mener à bien ses rêves de conquête...
    Paris, 2017 : Un drapeau rouge et blanc flotte sur la ville depuis qu'elle est tombée sous le joug des Ottomans pendant le règne de Louis XIV. Le vendredi est un jour de repos et la langue officielle, le turc. La dynastie au pouvoir, qui a régné avec sérénité pendant des siècles, vit cependant des moments difficiles. L'islamisme radical est devenu une menace.
    Kamal en sait quelque chose, lui qui traque les dissidents au sein de la police du sultan. Nisrine, sa belle-soeur, dont il est amoureux dans l'ombre, est quant à elle une avocate opposée au régime. Sa mission met bientôt Kamal sur la piste d'un patient soigné par son frère et qui prétend venir du passé. Mais lorsque les autorités veulent l'interroger, les choses tournent mal. S'ensuit une course-poursuite effrénée dont l'enjeu est un secret enfoui dans la nuit des temps. Un secret qui pourrait, une fois de plus, modifier le cours de l'Histoire...

  • « L'imagination gouverne le monde. »Le petit caporal, l'Ogre Corse, L'usurpateur... bien des noms ont servi à désigner Napoléon Bonaparte, pour le fustiger comme pour lui rendre hommage. Aujourd'hui encore, sa personne et l'impact de son règne font débat. Mais tous s'accordent pour dire que la marque qu'il a laissée sur son époque et sur les générations futures est prégnante. Napoléon est sans aucun doute l'archétype du grand homme ayant bouleversé le monde. Un homme à l'ambition et au charisme démesurés. Un homme qui deviendra tour à tour général, consul et empereur. Son héritage, territorial, politique, législatif, institutionnel, sur la société française et sur le monde entier est inégalé.
    Pour l'année du bicentenaire de la mort de l'Empereur, les éditions Glénat proposent pour la première fois en intégrale, la série la plus ambitieuse de la collection « Ils ont fait l'Histoire ».

  • Avec
    Le Duel, Frédéric Mitterrand nous fait vivre le terrible affrontement qui opposa deux géants de l'histoire : Napoléon III et Victor Hugo.
    Un récit écrit à hauteur d'homme, vivant, tendu, marqué par la passion et la violence, sur les convulsions de la haine en politique et le rapport de fascination entre hommes de pouvoir et écrivains.
    Le 2 décembre 1851, le président de la République Louis Napoléon Bonaparte viole la Constitution et s'empare de tous les pouvoirs avant de se faire proclamer empereur. Un homme suit pas à pas, depuis des mois, celui qu'on appelle désormais Napoléon III. Il le connaît fort bien et l'a souvent rencontré. Il dénonce son forfait et s'oppose à lui farouchement. C'est Victor Hugo, député de l'Assemblée dissoute et écrivain célèbre.
    Dans ce combat, l'empereur se révèle bien plus stratège et subtil que la caricature qu'on en a faite. Quant au second, il apparaît tel qu'il est vraiment : génial, égocentrique, autoritaire avec ses proches.
    Ce duel passionné entre le voleur et son ombre durera vingt ans. Jusqu'à la chute honteuse de l'aventurier politique et l'apothéose du prophète du retour de la République...
    " Victor Hugo, le héros du romantisme, contre Napoléon III, le héros romanesque. Leur duel domine l'histoire du XIXe siècle, mais il se prolonge jusqu'à aujourd'hui, car c'est celui de la pensée et du pouvoir. " Frédéric Mitterrand

  • La barrière chronologique séparant la Révolution de la période impériale isole deux temps de l'histoire de France : l'un constitué d'un moment collectif, la Révolution ; l'autre centré autour d'un seul individu, Bonaparte. Elle n'est cependant pas satisfaisante, si l'on considère que Napoléon s'est emparé des actifs de la Révolution pour mieux les consolider à travers l'oeuvre de son régime. Or, parmi les actifs en question, figurent l'internationalisation de la Révolution en Europe et la diffusion de ses idées à l'échelle du continent. Le « système de famille » des Bonaparte est la clé de voûte de cette Europe reconfigurée par un processus révolutionnaire inachevé. C'est ce que démontre Vincent Haegele à travers un récit vibrant doublé d'une analyse d'une profonde originalité. Il nous entraîne sur les théâtres européens les plus variés : Vienne, Berlin, Naples, Madrid, la Russie, jusqu'à la périphérie de l'Empire (Corfou), à travers les parcours des membres de la famille impériale comme de ceux qui les ont suivis ou combattus. Alors il est en effet possible de mieux saisir à la fois la nécessité d'effacer la coupure chronologique de 1799, mais aussi de décentrer la figure du Napoléon omniscient et omnipotent au profit d'une réflexion à travers les méandres d'une Europe partagée entre plusieurs temps et la difficile question des identités nationales.  

  • Un amour fou Nouv.

    Grand Prix RTL et Prix Femina 1981, Catherine Hermary-Vieille dessine le portrait sensible et flamboyant de Jeanne de Castille, mère de Charles Quint : une femme désespérément amoureuse, mais trahie par ses proches, aux premiers rayons du Siècle d'Or espagnol.
    En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire au monde, est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas : elle y restera quarante-six ans au secret absolu.
    Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, elle l'a aimé d'un amour fou. Qu'a-t-elle fait pour mériter ce châtiment ? Pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? On la dit démente : un prétexte pour la tenir éloignée du pouvoir ?
    Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le destin de cette reine d'Espagne, au temps de sa splendeur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à " l'énigme de Tordesillas ", un sens à l'existence de cette femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils en un siècle raffiné et violent : celui de l'Inquisition, de la colonisation des Amériques et de la Reconquista.

  • La Chine et l'Europe relèvent de deux traditions politiques différentes. En retraçant leur histoire et en les comparant, Billeter en arrive à une compréhension profonde de l'une et de l'autre, précisément au moment où celles-ci entrent en conflit. Depuis un siècle en Chine, les forces du progrès se sont continûment inspirées de la tradition européenne. Or, l'ambition du pouvoir actuel est de les vaincre et d'entraver leur action partout ailleurs. Quand le pouvoir se réclame de la grandeur passée de la Chine, il lance un défi à l'Europe, défi que celle-ci se doit de relever, puisqu'elle dispose des ressources nécessaires. Encore faut-il qu'elle tire de son histoire un nouveau projet politique et philosophique. Billeter en pose les principes, ceux d'une véritable... "révolution culturelle".

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • Pour les historiens arabes les plus lucides, ce que nous appelons les croisades entre dans le récit plus vaste de l'effondrement de l'Empire islamique, la grande offensive des «?Francs?» en Méditerranée constituant l'une des deux mâchoires de la tenaille qui prend en étau l'Islam aux XIIe-XIIIe siècles. L'autre mâchoire, de loin la plus redoutée, se resserre à l'est avec les invasions mongoles.

    L'Empire islamique est ainsi le lieu où se confrontent trois constructions impériales?; à l'est l'histoire chinoise domine pour un petit siècle, le coeur de l'Empire mongol se trouvant à Pékin. À l'ouest, Saint Louis s'impose comme le fondateur de l'Empire franc, dont le centre est à Rome, après la vague des guerriers fondateurs que sont Godefroy de Bouillon, Baudouin, Amaury ou Roger de Sicile.

    C'est donc à un décentrement du monde que nous invite Gabriel Martinez-Gros. À travers une réflexion profondément originale, nourrie de ses précé-dents travaux sur la question impériale, l'histoire de l'Islam et la pensée historique arabe, l'auteur propose une fascinante nouvelle lecture des croisades, de l'Empire islamique et de la puissance mongole.

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • « L'imagination gouverne le monde. »Le petit caporal, l'Ogre Corse, L'usurpateur... bien des noms ont servi à désigner Napoléon Bonaparte, pour le fustiger comme pour lui rendre hommage. Aujourd'hui encore, sa personne et l'impact de son règne font débat. Mais tous s'accordent pour dire que la marque qu'il a laissée sur son époque et sur les générations futures est prégnante. Napoléon est sans aucun doute l'archétype du grand homme ayant bouleversé le monde. Un homme à l'ambition et au charisme démesurés. Un homme qui deviendra tour à tour général, consul et empereur. Son héritage, territorial, politique, législatif, institutionnel, sur la société française et sur le monde entier est inégalé.Puisqu'un si grand destin n'aurait pu être traité en seulement 46 planches, Napoléon est la première série en plusieurs albums de la collection « Ils ont fait l'Histoire ». Ce premier volume centré sur la période 1793-1799, scénarisé par le grand Noël Simsolo et sous le regard de Jean Tulard (l'historien de référence sur Napoléon), nous narre les premières campagnes militaires du futur Empereur : de la prise de Toulon à son retour d'Égypte.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration. Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour. Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?    

  • " Loin de la légende, écrit Jean Tulard, Alain Frerejean nous offre un tableau complet de cette confrontation entre le conquérant et la mort, des tendances suicidaires de sa jeunesse, loin de sa Corse natale, aux derniers jours d'une lente agonie. "
    Plus de trente fois, il a frôlé la mort. Toujours il lui a échappé.
    Les obus et les balles de l'ennemi, le poignard des assassins, les machines infernales des comploteurs, la noyade, la chute dans les précipices, la chasse à l'homme, le poison qu'il s'est lui-même versé, les duels de sa jeunesse... À se demander ce qui l'a sauvé. À moins que la Providence s'en soit mêlée... mais l'Empereur croyait-il en Dieu ? ou à sa bonne étoile ?
    À l'évidence, Napoléon fut un chevalier sans peur. Mais combien de millions d'hommes a-t-il envoyés au trépas, sans plus de haine que de remords ? Que ressentait-il quand il arpentait le champ de bataille, entendant le cri des mourants : " Vive l'Empereur ! " Et comment expliquer qu'après avoir vainement cherché la mort à Arcis-sur-Aube, à Montereau, à Fontainebleau, à Waterloo, il n'ait pas cherché à la devancer à Sainte-Hélène ?

  • La Chute1811. À la naissance de son fils, Napoléon déclare qu'il sera son successeur à la tête du grand empire qui va des Pays-Bas à Rome. Mais plusieurs obstacles entravent de plus en plus ses ambitions impériales : le règne de l'Angleterre sur mer, la guérilla en Espagne ou la désastreuse campagne de Russie. Les ennemis de Napoléon le surnomment « boucher », tant ses soldats meurent en nombre dans des combats de moins en moins victorieux. Ses propres ministres ou généraux, tels que Talleyrand ou Bernadotte, se retournent contre lui et rejoignent en 1814 une coalition européenne qui force l'empereur à abandonner le pouvoir. Exilé sur l'île d'Elbe, Napoléon prépare son retour. Mais il est déjà trop tard.Découvrez la fin de la série la plus ambitieuse de la collection « Ils ont fait l'Histoire ». Ce troisième et ultime volume nous conte la fin tragique du règne de l'empereur jusqu'au retour de ses cendres de l'île de Sainte-Hélène...

  • « Ce que je cherche avant tout, c'est la grandeur : ce qui est grand est toujours beau. »Revenu victorieux de ses campagnes en Égypte, Napoléon Bonaparte est accueilli en France comme « le sauveur de la République ». Se positionnant en héros du peuple, il prépare sur les bons conseils de Talleyrand un coup d'état visant à l'introniser Premier consul. Fort de ce nouveau statut, il réforme le pays et ses institutions en profondeur, établissant la Banque de France et les préfets, créant la Légion d'honneur et rédigeant un tout nouveau Code civil. Poursuivant ses conquêtes militaires, il réussit à faire adopter une nouvelle constitution le proclamant consul à vie. La route qui le mènera au titre d'empereur n'est plus très longue...Prévue en 3 tomes, Napoléon est probablement la série la plus ambitieuse de la collection « Ils ont fait l'Histoire ». Ce second volume, de 1800 à 1810, nous conte le destin de l'Empereur de son retour d'Égypte à l'apogée de son règne.

  • « La Terre ne peut tolérer deux soleils. »300 av J.-C., Memphis. À l'ombre de la statue majestueuse d'Alexandre le Grand, un hoplite et un scribe, deux amis de longue date, se remémorent leurs glorieuses campagnes menées auprès de l'empereur. Conquérant né, stratège génial, roi divin... les superlatifs ne manquent pas pour désigner celui qui fit du petit royaume de Macédoine le plus grand empire que le monde ait connu. Une ambition démesurée, marquée par une volonté d'unifier le monde grec et la civilisation perse. Mais une aspiration illusoire, car comme tous les hommes exceptionnels, Alexandre le Grand était admiré... mais aussi détesté.

  • Sylvia Pankhurst (1882-1960) est une féministe britannique, fille d'Emmeline Pankhurst aux côtés de laquelle elle a animé le mouvement des suffragettes avant de s'en émanciper, le trouvant trop bourgeois. Elle fait partie des fondatrices du Parti communiste britannique mais en fut expulsée pour "gauchisme". Féministe et anticolonialiste avant l'heure qui faisait fi des conventions de son époque (se marier), elle appartient au panthéon des femmes révolutionnaires au même titre que ses contemporaines Emma Goldman, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg et Clara Zetkin. Figure méconnue dans le monde francophone, ceci est sa première biographie.

    Après une maîtrise d'économétrie, qui lui a appris que l'économie était une affaire d'idéologie, Marie-Hélène Dumas a enseigné deux ans dans le secondaire, puis tout quitté. Cinq ans en mer et sur les routes à subsister de petits boulots. C'étaient les années 1970, le voyage et la musique étaient des modes de vie. À son retour elle a commencé à traduire des livres. C'est devenu son métier. Elle a ensuite réfléchi à la question des femmes et de la création. Et s'est remise à écrire.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Voyager lui permet d'exercer son pouvoir et d'unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières, les notables des grandes cités. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux. Empereur érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d'Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l'antique cité de Troie.

    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

    Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Antiquité, Dimitri Tilloi-D'Ambrosi est chargé de cours à l'université Lyon III. Ses recherches portent sur les voyages, l'alimentation, la diététique et la médecine à l'époque romaine.

  • Amour, pensionnat de jeunes filles et intrigues au temps de Napoléon !L'histoire d'Héloïse, une jeune fille pauvre, rebelle et pieuse, pensionnaire à la Légion d'Honneur.Premier tome d'une saga de cinq destins de jeunes filles.

  • La grandeur vient à ceux qui s'en emparent...Au XIIIe siècle, Gengis Khan et ses hordes de cavaliers mongols ont semé la terreur. De la Chine à l'Europe, en passant par le Moyen-Orient, ils ont mis à genou les plus grandes puissances de l'époque... Mais avant de devenir ce grand conquérant que le monde entier connait, Gengis Khan s'appelait Temüdjin. Né au coeur des arides steppes d'Asie centrale, c'était le fils d'un chef de clan empoisonné par ses ennemis de toujours : les Tatars. Un jeune garçon en exil, condamné à errer avec sa mère et à lutter pour sa survie. Comment, de cette jeunesse difficile, Temüdjin a-t-il finalement réussi à unir les tribus d'un pays déchiré par les guerres intestines et à constituer le plus vaste empire de tous les temps ?Gengis Khan est entré dans l'Histoire comme l'un des plus redoutables maîtres de guerre que la Terre ait porté. Son nom est synonyme de conquêtes sanglantes et de pouvoir absolu, mais peu connaissent sa véritable histoire. Découvrez l'homme qui se cache derrière la légende...

  • Contre les berges de Lisbonne, l'histoire jette ses héros en vrac. Poètes, navigateurs ou colons déchus de l'Angola indépendant, ils apportent, venus de plusieurs siècles, l'image du déclin qu'ils ont vécu : celui de l'empire par deux fois brisé - en 1578 avec la domination espagnole et en 1975 avec la fin des colonies d'Afrique. Rien de plus furieusement baroque que cette traversée de l'histoire portugaise où Vasco de Gama, Luis de Camoëns, ressuscités de Lusiades ou d'ailleurs, se perdent, arbitrairement défigurés, dans le Lisbonne d'aujourd'hui qu'ils ne reconnaissent plus. Et Luis sillonne l'histoire et la ville sans lâcher le cercueil où pourrit le corps de son père, signe d'un présent toujours en mal de ses racines. Car dans cette civilisation occidentale en pleine déchéance, on espère encore le retour des caravelles.

  • Lorsque Klorathy se rend dans l'Empire volyen pour s'enquérir d'Incent, un émissaire de Canopus victime d'une attaque de Rhétorique, il y constate les ravages causés par la langue. En effet, dans ce coin d'univers où gronde la rébellion, les paroles attisent les foules et bouleversent les destins. Incent en subit les affres depuis qu'il s'est lancé sur les traces d'un Agent d'une civilisation malveillante, et lutte depuis contre ces accès de sentiments qu'il avait pourtant appris à combattre.
    C'est sur la voie de la guérison que Klorathy accompagne l'émissaire?: un chemin nécessaire, périlleux et semé d'écueils, afin de recouvrer l'Harmonie égarée. Mais la situation est si explosive sur les trois planètes volyennes que les actes d'un seul individu sont susceptibles de faire basculer un monde.
    Pour ce dernier roman de sa constellation «?Canopus dans Argo?: Archives?», Doris Lessing, prix Nobel de littérature en 2007, explore avec esprit la nature politique de toute société.

  • La volonté de « civiliser » les populations colonisées grâce à l'école fut proclamée par les colonisateurs français mais qu'en fut-il réellement ? Cette enquête, effectuée à partir des archives coloniales, restitue les débats et les réalisations de la politique scolaire. Dès 1815, le projet colonial fut établi : les colonies devaient fournir des matières premières mais aussi être des débouchés pour les produits manufacturés de la métropole. La mission de l'école s'imposa : apprendre le français, le calcul et quelques bribes de civilisation. Très vite, les limites apparurent, il fallait se garder de trop instruire. La volonté de dispenser un savoir pratique, de bannir un savoir trop intellectuel, de freiner la mobilité sociale provoqua les déceptions et la colère des colonisés.

    Diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble, docteur de l'EHESS, titulaire d'une habilitation à diriger des recherches (Panthéon-Sorbonne, Paris 1), Carole Reynaud-Paligod enseigne l'histoire et la sociologie à l'Université de Bourgogne depuis 2018.

  • Il fait nuit noire, en plein coeur de Rome. Cornélius, grand magistrat de l'empereur est emmené par des soldats. Son crime ? Son attachement à un homme : Jésus Christ.Nous sommes en 303, l'empereur Dioclétien traque ceux qui ne lui font pas allégeance. En première ligne : les chrétiens qui refusent de renier leur foi en celui qu'ils appellent "le ressuscité".Maximus est fils de sénateur et fervent admirateur de l'empereur. Pour lui, les chrétiens sont des fous à lier. Au détour d'une promenade vespérale près du Colisée, avec son ingénieux ami Titus et son esclave Aghilès "le léopard", Maximus entend un cri glaçant provenant des sous-sols du cirque. Pourtant, en dehors des jeux organisés pour le peuple par l'empereur, le Colisée est normalement entièrement vide. D'où vient ce cri ? D'une bête blessée tapie dans les profondeurs ? Est-ce celui d'un fantôme ? Maximus croit, lui, que c'est une personne souffrante qui appelle. Prêts à tout pour élucider ce mystère, Maximus et ses amis, sans oublier le singe Dux, pénètrent les entrailles du plus célèbre cirque du monde romain.

  • Le grand historien Guglielmo Ferrero livre la somme de toute une vie de réfl exions et de recherches sur l'un des plus illustres sujets qui soit : l'Antiquité romaine, considérée de ses débuts jusqu'à la fin de l'empire d'Occident.
    Sur des questions majeures, comme les conséquences à long terme de la conquête de la Gaule, les facteurs
    de fragilité du pouvoir impérial, ou encore les causes profondes, autres que la seule force militaire, de la longue durée atteinte par l'Empire romain, les analyses de Ferrero gardent toute leur portée. Parce qu'il raconte, avec une sobre efficacité, la formation, l'épanouissement et le déclin de l'empire-monde qui fut celui de la Rome antique, ce livre donne l'accès à une histoire globale, bonne à penser en ce début du XXIe siècle où se déploie une autre mondialisation. Et c'est en cela que Guglielmo Ferrero reste notre contemporain. Un classique enfin réédité.

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