• La Rose des vents est un roman d'aventures inspiré de faits réels. Tandis qu'aux États-Unis la conquête de l'Ouest bat son plein, l'Empire russe est engagé dans une course pour asseoir sa puissance dans l'Extrême-Orient et sur la côte pacifique. C'est alors que le tsar confie une mission d'importance au navigateur Guennadi Nevelskoï. Le 12 mai 1849, le navire Baïkal entre dans la baie d'Avatcha, mais un changement de destination intervient et le vrai but de l'expédition est révélé. En lisant ce roman aux nombreuses péripéties, à la trame sentimentale discrète et plein de suspens, on a le sentiment de toucher du doigt ce qu'il faut d'efforts, d'ingéniosité, d'intrigues, de hasards... pour parvenir à une décision politique et humaine à l'effet déterminant sur l'histoire du monde.

  • La soif

    Andreï Guelassimov

    Un jeune bidasse russe revient de son service militaire en Tchétchénie le visage monstrueusement brûlé après l'attaque de son tank par les boeiviki. Pour oublier, Kostia, dont le visage terrorise les enfants, se met à boire comme seuls les Russes savent le faire... à mort. Il suit en cela l'enseignement d'un peintre raté qui lui a appris deux choses : boire de la vodka sans simagrées et ouvrir ses yeux au monde pour mieux le peindre.
    Avec deux de ses camarades, il part à la recherche du quatrième rescapé de l'équipage de tankistes qu'ils formaient en Tchétchénie. Dans leur périple à travers les villes russes, leurs gares, leurs rues, leurs faunes, Kostia mettra en pratique la seconde leçon essentielle de son maître : apprendre à voir, donc à dessiner, donc à vivre.

  • Filippov, metteur en scène de renom, revient chez lui en Sibérie sans savoir qu'il va au-devant d'une catastrophe. Il atterrit dans une ville en état de choc alors qu'un froid polaire inhabituel, accompagné d'une gigantesque panne de chauffage, paralyse la région.

  • Rachel

    Andreï Guelassimov

    Un professeur se remémore sa vie, rythmée par trois mariages. Trois femmes, trois époques de sa vie, trois versions de lui-même et trois plans dans cet ambitieux roman qui tresse références bibliques, grande Histoire et drame familial.

  • Grand amateur de boissons fortes et d'aventures féminines, Mikhaïl, jeune loser moscovite, se retrouve un beau jour avec la singulière mission d'apprendre à boire, à fumer et à courir les filles au jeune fils renfermé de son ancien patron.
    Mais l'éducation sentimentale de l'adolescent prend un tour inattendu lorsque Mikhaïl tombe amoureux de Marina, la petite amie de son protégé, clone parfait d'Audrey Hepburn. De tromperies en trahisons, les personnages de Guelassimov - aussi désespérants de mauvaise foi que terriblement attachants - vont bientôt se retrouver pris au piège de situations inextricables clans lesquelles le mensonge reste invariablement la seule issue possible.
    Commence une équipée rocambolesque au coeur d'une Russie empêtrée dans ses paradoxes économiques lors de la grande crise de 1998 et dans laquelle toutes les valeurs se sont effondrées. Par son brio et son sens consommé de la drôlerie, L'Année du mensonge compte parmi les cinq ou six réussites qui ont refondé le roman russe contemporain.

  • Dans un petit village extrême-oriental de la Russie, à la veille d'Hiroshima et Nagasaki en juillet 1945, des enfants jouent à la guerre en souhaitant devenir des héros et un médecin japonais veut comprendre pourquoi ses compatriotes prisonniers de guerre meurent comme des mouches dans la mine voisine.

  • "- Touche ton genou, qu'elle a dit alors. Je l'ai touché.
    - Qu'est-ce que tu sens ?
    - Mon genou.
    - C'est un os que tu as là. A l'intérieur de toi, il y a un squelette. Un vrai squelette, tu comprends ? Comme dans vos films imbéciles. Comme dans les cimetières. C'est le tien. C'est ton squelette à toi. Un jour, il n'aura plus de chair autour. Personne ne peut rien y changer. Et pendant qu'il est à l'intérieur il faut avoir pitié les uns des autres. Est-ce que tu comprends ?
    - Qu'est-ce qu'il y a de difficile à comprendre ? Le squelette est à l'intérieur, donc tout va bien. Elle a souri et a dit :
    - Bravo ! D'ailleurs, ce n'est pas si terrible que ça de mourir..." C'est ainsi, dans la nouvelle intitulée "L'Age tendre", que la vieille Octobrine Mikhaïlovna, qui vit recluse dans son appartement, tente d'apprivoiser un jeune adolescent révolté et malheureux.
    On ne trouvera pas chez Andreï Guelassimov de ces grandes et généreuses phrases russes qui expliquent à l'envi ce que vous devez comprendre. Bien au contraire, il reste concis, allusif. Ce qui n'empêche pas le lecteur d'être plongé dans une histoire, une vraie. Dans la Russie soviétique et la Russie d'aujourd'hui. Où la vie est dure et âpre. Avec de belles âmes et de beaux salauds, sans qu'on sache toujours s'y retrouver.
    On ne s'étonnera pas que ce recueil de cinq nouvelles ("Fox Mulder a une tête de cochon", "Accomplis ce miracle, Seigneur", "Jeanne", "Grand-mère par adoption", "L'Age tendre") ait été salué à sa parution comme un événement.

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