• Aventurier shakespearien aux prises avec des ennemis innombrables, de Gaulle a imaginé le roman de sa vie, et l'a imposé sur le théâtre tragique de l'Histoire en amoureux d'une France qui aujourd'hui encore lui doit presque tout.
    Il fut un héros aux frontières de la folie. Un chef de guerre longtemps seul contre tous. Un homme d'État visionnaire dans la lignée de Richelieu. Un écrivain dans le sillage de Chateaubriand. Et un méditatif lourd de mystères. Dans son incroyable saga, il a enrôlé des personnages fascinants, baroudeurs et moines-soldats d'un idéal chevaleresque. Le gaullisme est une leçon de morale, celle de l'insoumission et du panache, teinté de romantisme noir.
    Avec le lyrisme qu'on lui connaît, Denis Tillinac a voulu honorer sa dette en érigeant au Général le tombeau qu'il mérite.

  • «Le soir je hantais les bars pour distraire ma solitude. Elle m'attendait entre les quatre murs de ma chambre. Alors, j'écrivais en écoutant Elvis qui n'était pas mort. Les nuits sont longues en province. Ma plume dessinait sur le blanc d'un cahier de brouillon la valse grise des émotions qui meublent les jours d'un localier, et quelquefois le submergent. C'est une manière de journal intime, une humble brocante où des bonheurs sans suite côtoyaient des désenchantements, des exaspérations vaines, des accès de rage métaphysique. Elvis chantait For the Good Times, la pluie tombait, la ville dormait. Elle avait le sommeil lourd.».
    Denis Tillinac.

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  • Un groupe d'amis, bourgeois d'âge mûrs et de quadras, a l'habitude de se réunir dans le patio bleu autour de la figure charismatique de Marie-Anne. A l'instar du narrateur, énarque qui a mené une carrière de diplomate sans ambition ni conviction, ils sont fatigués de leur vie parisienne, du nouveau monde qui s'impose et dont ils se sentent exclus, et croient trouver à Condom, petite ville du Gers, le havre rassurant où se poser avant le spectre de l'Ehpad.
    Une longue amitié lie Marie-Anne et le narrateur, une amitié totale, dans laquelle l'amour n'est jamais loin, dont ce roman est la chronique. Passé plus ou moins lointain et présent s'entremêlent dans le récit intimiste et mélancolique d'un personnage qui promène un regard aussi lucide que désenchanté sur les choses et les gens, sur les craquements d'une société illustrés par le mouvement des Gilets jaunes.
    On retrouve dans Le Patio bleu les thèmes chers à Denis Tillinac, l'amitié fidèle, le poids du passé et des souvenirs, les ambiguités du désir, l'opposition entre Paris, eldorado factice, et la province assoupie et en déshérence, la méfiance envers les manifestations de l'air du temps et les excès de l'époque, les aspirations de jeunesse confrontées à une vie faite qui s'avance vers la vieillesse.

  • Le bonheur en Corrèze

    Denis Tillinac

    • Omnibus
    • 7 Janvier 2021

    Le Bonheur en Corrèze regroupe des romans « provincialistes » où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur, la quiétude face à la sauvagerie parisienne, le culte de l'amitié, le rejet des modes et des excès de la modernité, les pièges de la nostalgie, les ambitions bafouées, des histoires écrites avec la « musique Tillinac », un ton mélancolique tout de retenue dans lequel le passé affleure.

    Denis Tillinac, observateur aigu des moeurs de l'époque, aura publié plus de cinquante ouvrages - romans, essais, récits, poésie - depuis 1979 et Spleen en Corrèze, le roman qui l'a fait connaître. Corrézien d'origine et d'adoption, ce Parisien a mis la province au coeur de son oeuvre de fiction. Cette anthologie est un hommage au grand écrivain.

  • "La France, je l'aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé.
    Je la parcours, je l'étreins, elle m'émerveille.
    C'est physique. J'aime enchâsser l'or et le sang de son histoire dans la chair de sa géographie. Il en résulte un patriotisme de facture rustique, un peu comme la foi du charbonnier. "Je suis français au naturel et j'en tire autant de fierté que de volupté. J'ai pour ce vieux pays l'amour du preux pour sa gente dame, du soudard pour la servante d'auberge, de l'érudit pour ses grimoires, du paysan pour son enclos, du bourgeois pour ses rentes, du croyant des hautes époques pour les reliques de son saint patron. "J'ai la France facile, comme d'autres ont le vin gai ; je l'ai au coeur et sous la semelle de mes godasses.
    Je suis français, ça n'a pas dépendu de moi et ça n'a jamais été un souci. Ni une obsession. Toujours un bonheur."

  • Ces maréchaux-là limitent leur prestance au blanc bleu de panneaux émaillés. C'est d'un PC qui s'attrape à la périphérie de Paris, au fil des boulevards de cein- ture, d'un PC qui vous bahute, au fil de ses bus, d'une porte à l'autre, qu'il s'agit ici. D'une petite ceinture qu'on fait à pattes, façon Tillinac. Tout commence (et finira) porte Dorée où Mars, le dieu porte-lance, veille sur ses collègues les fétiches africains du MAOA. C'est là qu'a poussé, veillé par les lions Daumesnil, le cor- rézien Tillinac. C'est de là qu'il part pour égrener les portes qui sont un peu les heures du cadran parisien.
    Et on le suit, au fil de sa dérade, de bistrots en souve- nirs, de tombes en coin de rues, bercé par les arrêts obligatoires et le babil des picoleurs ou l'oeil inquiet des passantes. À chaque étape, le maréchal surgit de sa plaque comme un djinn du flacon et l'on suit la pa- rade comme une passe de ballon ovale ou de témoin ému : Soult passe à Davout qui passe à Sérurier qui passe à Macdonald qui donne à Bessières. Ça n'est plus Austerlitz mais la Voulte-Montchanin. Du jeu à 13 revu 1815.

  • Retiens ma nuit

    Denis Tillinac

    François, la soixantaine, est marié depuis trente-sept ans à Claire, la mère de ses deux fils. Une vie entière ensommeillée le long de la Loire dans la routine anachronique d'un médecin de campagne. Et puis soudain, surgit Hélène. Un mari aussi, une fille, une galerie à Paris. L'amour bouscule tout, chamboule tant. La clandestinité va un temps, enivre puis ligote.
    Alors, ils éprouvent le besoin de revenir sur ce qui semblait le bonheur, tricoté avec la patience requise au long d'une existence tracée au cordeau. Et ils se posent cette question lancinante : pourquoi maintenant, alors qu'il leur semble que les élans romantiques ne sont plus de saison ?

  • D. Tillinac, écrivain et journaliste, né en 1947, revient sur son parcours intellectuel, spirituel et moral. Il expose ses réflexions sur le catholicisme et les autres religions en France et sur les pratiques religieuses à la fin du XXe siècle.

  • Le catholicisme romain a enfanté puis mis en forme toutes les figures de l'imaginaire occidental. On lui doit notre éthique. notre métaphysique, notre esthétique, notre rapport à la féminité, nos aspirations idéales. Le cloître, le vitrail. Don Rodrigue et lion Quichotte, l'an depuis le roman jusqu'au baroque, le monachisme, les mystiques d'Avilit et les docteurs des grandes universités, les semaines saintes i Séville, les anges, le grégorien, les utopies politiques : le patrimoine spirituel et culturel du catholicisme est d'une variété et d'une fécondité extraordinaires. Au-delà des apparences d'une institution aux péripéties historiques fabuleuses, son universalisme continue de rayonner. Cet abécédaire effeuille avec tendresse. humour et gratitude les aspects les plus insolites et les visages les plus émouvants de la religion catholique.

  • C comme Clocher .
    A comme Ange (gardien).
    T comme Templiers .
    H comme Humilité .
    O comme Ordres .
    L comme Latin .
    I comme Image .
    C comme Ciel .
    I comme Intériorité .
    S comme Séville .
    M comme Mauriac .
    E comme Éternité .


    Avec tendresse et humour, l'abécédaire de Denis Tillinac explore l'extraordinaire variété et fécondité de la religion catholique.

  • Caractériel

    Denis Tillinac

    C'est l'histoire d'un cancre qui n'en finissait pas d'imaginer des paradis multicolores pour fuir l'enfer gris de l'école.
    C'est l'histoire d'un sale gosse emprisonné dans la camisole d'une sensiblerie maladive.
    C'est l'histoire d'un « caractériel » qui a autant désorienté les psys que ses parents et ses copains de classe.
    L'enfer, c'était le Paris de Doisneau. Le paradis : les deux villages de ses ancêtres, le chant nocturne des grillons, le rouge vénéneux d'une floraison de coquelicots. L'histoire d'un enfant qui n'était pas fait pour devenir un adulte.

  • Face à la levée de bouclier du féminisme radical et à la confusion des genres, Denis Tillinac propose, fidèle à lui-même, un livre à contre-courant de la doxa. À la croisée de l'essai, du pamphlet et du récit personnel, ce voyage intellectuel singulier au coeur de L'Éternel féminin rappelle la nécessaire singularité des hommes et des femmes confrontés au grand effacement.Dans notre monde de plus en plus standardisé où les repères et les certitudes sont instables, Denis Tillinac craint l'avènement proche d'un « androgynat mental ». Il redoute que la femme ne devienne rien de plus qu'un homme au féminin. L'heure est d'autant plus grave que le féminisme ambiant, dans une culture de la dénonciation, se mue en une police du désir qui culpabilise les relations entre hommes et femmes, régente les comportements et fait du sexisme un terme fourre-tout.En convoquant ses souvenirs et les figures féminines qui l'ont accompagné toute sa vie au grès d'un itinéraire spirituel et littéraire, Denis Tillinac nous invite à préserver ce mystère qu'est la femme pour l'homme et éviter à tout prix qu'une guerre des sexes n'éclate.

  • « Un politique manque à son devoir en restant à quai quand le train de l'Histoire fait escale dans sa gare. Une fois n'est pas coutume :
    L'Histoire propose à la droite française l'aubaine d'une aventure. Elle échouera si elle ne sait pas à quoi se référer. Même si les urnes lui consentent un nouveau tour de piste. La droite des partis -«Les Républicains» et dépendances - pèche par ignorance de soi. Elle ne comprend pas avec quoi le mot a envie de rimer dans les profondeurs de l'âme de la France. Nous risquons tous de le payer cher : les Français en ont marre des trocs de figurants sur les estrades où des politiciens interchangeables s'auto-célèbrent, s'auto-encensent et s'auto-reproduisent (.) Car la droite n'est pas moins généreuse, ouverte à autrui, compatissante pour les humbles, accessible à l'esprit critique et en prise avec l'universel que la gauche. Elle l'est autrement. Puissent ces pages mettre au clair les racines spirituelles, intellectuelles, morales, sentimentales et esthétiques de cette différence. »

  • Au crépuscule d'un destin d'aventurier qui a épousé toutes les utopies modernes, le narrateur explore son passé ténébreux pour élucider le mystère de son activisme. Ni la révolution sous diverses latitudes, ni l'amour sous les traits d'égéries somptueuses ou pathétiques n'auront étanché sa soif d'absolu. Le bouddhisme, la psychanalyse, la vie en communauté et bien d'autres péripéties ont ponctué ce long voyage au bout des illusions, directement inspiré à l'auteur par la vie d'un personnage réel. Le soleil noir et rouge de son romantisme éclaire le désarroi de notre temps : c'est pourquoi Denis Tillinac a voulu retracer un parcours à la fois exemplaire et sans issue, où l'on croise des êtres troublants.
    L'ironie du regard appartient à son modèle ; la tonalité mélancolique est d'un écrivain parvenu à sa maturité. Denis Tillinac signe son roman le plus accompli et le plus dense.

  • « Fin des années soixante. Chirac était un lièvre juvénile zigzaguant sur une portion de carte Michelin. Moi, j'avais vingt ans, je rêvais d'étreindre l'Histoire en gâchant de l'encre pour moudre le grain de ma mélancolie. Autant dire que les tribulations d'un énarque pompidolien ne m'inspiraient qu'une curiosité distraite. Comme tous mes copains, je détestais la société de consommation. Ils étaient presque tous de gauche. Pas moi. Je n'étais pas de droite non plus. Depuis lors, mon patriotisme n'a pas souvent été à la fête. De Gaulle est mort, la France m'a fait faux bond. Telle est mon équivoque avec la politique. »
    Denis Tillinac.

  • Je nous revois...

    Denis Tillinac

    Patron réputé invincible d'un groupe de communication d'envergure européenne, Raoul Dutheil s'est entouré d'une bande d'amis qui auréolent sa personne d'un halo esthétique. Un écrivain américain, un peintre serbe, un agent littéraire juif, un reporter très cosmopolite, des éditeurs, une historienne d'art et autres égéries charmeuses, dont Carla, la belle Romaine. Tous baignent dans une euphorie capiteuse et ambiguë. Mais deux événements en bouleversent la fragile harmonie : la chute de Raoul Dutheil, «tué» par un patron plus vorace que lui, et le drame de Marleen, l'amante du narrateur. Car l'amour fou traverse cette grande fresque de la décadence, habitée par la passion du baroque, pleine d'humour et de mélancolie.
    C'est le roman que Denis Tillinac portait en lui depuis longtemps, nourri par sa connaissance des milieux littéraire, politique et diplomatique. De Biarritz à Londres en passant par Rome, Belgrade, Paris et les maisons de famille somnolentes du Sud-Ouest, il dévoile les secrets intimes de personnages délicats et vulnérables, qui semblent tenir en équilibre sur une ligne de fuite.

  • Tirées de son oeuvre littéraire majeure - les Mémoires de guerre - mais aussi du Fil de l'épée, son essai le plus significatif, des Mémoires d'espoir, écrites durant son inter-règne, et des entretiens avec Alain Peyrefitte (C'était de Gaulle), les citations reproduites dans ce livre révèlent un écrivain souvent visionnaire dans la ligne de Chateaubriand, et un politique à la fois novateur et d'un pragmatisme digne du Prince de Machiavel.
    C'est une façon plaisante et instructive de traverser trente années d'histoire de France.

  • «Un bel été, le narrateur traverse le Sud anglais sur les traces d'un amour de jeunesse. Il a voulu fuir Paris, son épouse féministe et surtout l'air du temps, qui l'insupporte. Linda avait vingt ans, lui aussi. Par miracle ils se retrouvent à Bristol, mais ils ont chacun vingt ans de plus. Alors même qu'ils tâchent de ressusciter leur amour, non sans nostalgie, il rencontre une jeune fille... de vingt ans, qui ressemble à Linda comme une petite soeur. Quand le désir se casse en deux, ça devient très compliqué. Et si la mémoire s'en mêle, c'est inextricable.»

  • J'ai été déniaisé à l'âge de seize ans, sur une falaise du Dorset, par une Linda aux cheveux platinés, qui n'en menait pas large.

    C'était le soir. Des mouettes parcouraient le ciel, où dérivaient des nuages roses. Par pudeur, je fermai les yeux tandis que Linda rabaissait sa robe. Elle dit, d'une voix un peu cassée :
    - Are you happy ?
    - Of course.
    Une réponse plus nuancée aurait convenu à la circonstance. Mais mon anglais était scolaire ; et puis, ce que je venais de connaître, était-ce le bonheur ?

  • Recueil de 18 nouvelles, dont douze inédites, dans lesquelles l'écrivain dévoile les ambiguïtés du désir, les ressorts de la nostalgie, les caprices du destin.

  • Belle, intrépide, effrontée, Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, aura été l'aventurière la plus romanesque du demi-siècle de Louis XIII. Elle fut de tous les complots, de tous les exils et Alexandre Dumas l'a immortalisée dans Les Trois Mousquetaires. Pour retrouver son sillage, Denis Tillinac a interrogé les mémorialistes, rencontré les descendants et pérégriné de la Touraine à Madrid, en passant par Nancy et Bruxelles. Sa biographie amoureuse illustre les sortilèges du baroque français.

  • F comme Fraternité.
    R comme Ricard.
    A comme Artagnan (d').
    N comme Notre-Dame.
    C comme Coq gaulois (le).
    E comme Écrivains.

    Français, Françaises, francophiles ou francophones, suivez Denis Tillinac sur les routes de notre beau pays. Comme lui, émerveillez-vous devant tant de richesses et de diversités, enivrez-vous de son Histoire et de sa culture, voyagez au gré de sa géographie, sans oublier de vous inviter à sa table...

  • « Les acteurs de Mai 68 n'étaient ni inspirés, ni généreux, ni ludiques. Ils étaient ennuyeux, empesés, mal embouchés, mal b... D'où ce malentendu de fond avec ma génération. Lorsque les enfants gâtés de Marx et de Coca-Cola ont accédé au pouvoir, la France a pris des rides et depuis lors le bonheur d'y vivre ne va plus de soi.

    Ils l'ont dénaturée, ils l'ont enténébrée.
    Que leur reste-t-il, sinon les ricanements de la dérision puisque enfin leur contestation du capitalisme n'aura servi qu'à le rendre plus oppressant ? Entre le gaucho d'antan et le bobo, droite ou gauche confondues, un demi-siècle se sera écoulé durant lequel les chemins de la liberté ont été désertés, et ce n'est qu'un début. »

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