• Mousse

    Klaus Modick

    Un botaniste vieillissant, de renommée internationale, se retire dans sa maison de famille dans la campagne allemande pour écrire un ultime ouvrage visant à critiquer les méthodes de la botanique moderne. À mesure qu'il avance dans la rédaction, il réalise que son travail scientifique consistant à répertorier et classer la flore du monde entier l'a en réalité tenu à l'écart de la nature, de sa vitalité et de son essence fondamentale.

    Et alors que sa force physique décline, son visage progressivement envahi par une mousse verte et mystérieuse, il se remémore le besoin compulsif qu'avait son père d'élaguer la végétation et de repousser toujours plus loin l'avancée naturelle de la forêt sur les limites de leur propriété. Il se souvient aussi, entre écriture et promenades, comment il a fui avec sa famille le fascisme naissant, ou encore ses premiers émois amoureux.

    Klaus Modick nous plonge ainsi dans les pensées d'un homme qui réexamine sa vie et accède à une compréhension nouvelle, et plus profonde, de l'amour, de la mort et du monde naturel. Il offre aussi une réflexion philosophique sur le langage et la manière qu'il peut avoir de nous tenir à l'écart du coeur vivant de ce qu'il désigne. Mousse explore enfin nos besoins les plus fondamentaux de transcendance et de connexion au monde, et livre un testament émouvant de notre relation intime à la nature.

  • Die Chronique scandaleuse Worpswedes: Rilke und Vogeler, ihr Werk und die Frauen - und ein epochales Gemälde

  • Concert sans poète

    Klaus Modick

    En 1905, le peintre Johann-Heinrich Vogeler reçoit, distinction suprême des artistes allemands, la Große Goldene Medaille für Kunst und Wissenschaft pour Ein Sommerabend in Worpswede, Un soir d'été à Worpswede, tableau mythique de l'art-déco kitsch qui tient la part centrale du roman.
    En se rendant à la remise du prix, Vogeler se souvient du phalanstère d'artistes qu'il a créé dix ans plus tôt dans sa villa de Basse-Saxe, à Worpswede, Allemagne du Nord. Il se rappelle l'échec de cette communauté esthétique, son amitié avec le jeune Rilke, « l'âme soeur », et les raisons pour lesquelles il a fini par en caviarder le portrait, qui tenait, et pour cause, la place centrale du tableau.

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