• Hashi et kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat.
    La recherche de leur identité les entraînera dans les bas-fonds de tokyo, où hashi se prostitue avant de devenir un chanteur de rock adulé, tandis que kiku, champion de saut à la perche, se retrouve en prison pour parricide.
    Le roman suit en parallèle les destins des deux frères, décrivant le mécanisme qui les pousse à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, racontant comment ces enfants purs et attachants passent du statut de victimes à celui de bourreaux.
    Dans un style déroutant mêlant l'horreur au comique, la poésie à des images de bande dessinée, avec une imagination foisonnante évoquant les romans de gabriel garcia marquez, murakami nous offre une vision de cauchemar du japon de cette fin de siècle, et un reflet à peine déformé de notre monde moderne qui abandonne ses enfants tristes.
    Mais les héros de murakami, descendants de nimier, salinger ou fitzgerald, ne se suicident plus, ils assassinent.

    Ajouter au panier
    En stock
  • 1969

    Ryû Murakami

    1969. Annulation des examens d'entrée à l'Université de Tôkyô. Les Beatles sortent Yellow Submarine et Abbey Road. Pour les Rolling Stones, c'est l'année de Honkey Tonk Women. 1969 est aussi l'année où Murakami passe en terminale dans un petit lycée de province d'une ville connue pour sa base militaire américaine.
    Rompant avec ses sombres tonalités habituelles, Murakami raconte ses souvenirs de lycéen en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d'une bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, il décrit les péripéties d'une adolescence mouvementée allant toujours à l'essentiel : le désir, la révolte, l'amour.

  • Miso soup

    Ryû Murakami

    Kenji, un jeune japonais de vingt ans, gagne sa vie en guidant des touristes dans le célèbre quartier louche de kabukichô, à tôkyô.
    C'est en compagnie de frank, un client américain, qu'il parcourt durant trois nuits les lieux de plaisir de shinjuku : trois nuits de terreur auprès d'un meurtrier inquiétant avec qui il joue au chat et à la souris. ce roman court et percutant laisse une sorte d'amertume, un goût métallique pareil à celui du sang qui imprègne ces pages minutieuses décrivant - comme l'auteur l'avait magistralement fait dans son roman les bébés de la consigne automatique - l'agonie d'un monde sans âme et voué à la solitude.
    " la littérature, nous dit murakami, consiste à traduire les cris et les chuchotements de ceux qui suffoquent, privés de mots... en écrivant ce roman, je me suis senti dans la position de celui qui se voit confier le soin de traiter seul les ordures. "

  • Parasites

    Ryû Murakami

    Un jeune homme, Uehara, croit abriter en son corps un parasite avec lequel il vit en symbiose. Ce ver est le signe qu'il a été choisi pour accomplir une mission : détruire une espèce qui a programmé son propre anéantissement. L'espèce humaine, bien sûr. On pourrait raconter l'histoire autrement. Uehara vit en reclus dans son appartement jusqu'au jour où sa mère lui achète un ordinateur portable et où il se connecte à l'Internet.
    Il entre en relation avec une organisation appelée INTER-BIO qui le persuade qu'il est investi du droit de tuer et de massacrer ses semblables. Et pourtant, c'est encore une autre histoire que raconte le roman de Murakami. Car l'Internet peut devenir le déclencheur d'une traversée du miroir où rejoindre enfin le réel, toucher la réalité de ses mains nues. C'est ainsi que dans ce roman très dense, qui brasse biotechnologies, manipulations informatiques, attentats terroristes, meurtres rituels et traumatismes de la dernière guerre, une histoire très simple nous est relatée, et finalement porteuse d'espoir : celle d'un homme qui cherche, et trouve, un sens à son existence.

  • Yazaki se confie à michiko, une journaliste japonaise installée à new york.
    Pourquoi a-t-il été sdf ? quelle est la nature de la passion jalouse et dévorante qui l'a lié à reiko et dont il prétend avoir réussi à guérir ? quel rôle a joué sa rencontre avec johnson, un autre sans-logis, qui, en phase terminale d'un sida, finit par se suicider ? réflexion sur les métaphores du désir, de la jouissance et de la souffrance, melancholia décrit le lent processus de fascination exercé par le récit de yazaki sur michiko.
    Mais sous l'apparente sincérité des propos de yazaki se cache la possibilité d'un nouveau piège, l'occasion d'un jeu pervers redoublé, comme en témoigne le coup de théâtre des dernières pages qui plongent brutalement le lecteur dans l'horreur. on ne souffre réellement, comme on ne jouit d'ailleurs, que de son imagination, semble le leitmotiv de ce second volet de la trilogie - avec ecstasy et thanatos - regroupée par murakami sous le titre " monologues sur le plaisir la lassitude et la mort ".

  • Kyoko

    Ryû Murakami

    Kyoko, 21 ans, estime avoir une dette envers le GI qui lui a appris à danser les danses cubaines lorsqu'elle était enfant. Elle décide de partir aux Etats-Unis à sa recherche.
    Kyoko traverse l'océan, puis descend la côte Est des Etats-Unis. Elle retrouve José le danseur malade du sida dans un hospice du Queens et décide de le ramener à Miami. Leur voyage est ponctué de rencontres pittoresques. Tous ceux qu'elle rencontre finissent par l'aimer, fascinés par son surprenant enthousiasme pour la vie. Ce roman est d'une grande virtuosité technique et traduit l'énergie de quelqu'un qui réfléchit en dehors du groupe, qui découvre l'individualisme. Pour l'auteur "Kyoko est une modèle de liberté".

  • Six jeunes paumés dépourvus d'émotions et de buts dans la vie entrent en guerre avec six femmes trentenaires, divorcées en manque d'amour, dans une spirale de violence qui voit les cadavres s'accumuler avant de culminer en une explosion atomique. Murakami a écrit une fable très noire, en forme d'un karaoké littéraire, jouant avec les références aux mangas, à la culture urbaine et aux chansons populaires japonaises de la seconde moitié du vingtième siècle. Un regard d'une lucidité e arante sur une société où seule l'intrusion de la violence donnerait sens à un monde voué à la solitude.

  • Comme un prolongement de bleu presque transparent dont il reprend les mêmes thèmes, murakami ryû poursuit le roman de cette génération perdue et désillusionnée dont il avait commencé le portrait, pour décrire une société crépusculaire violente et corrompue, promise à une fin prochaine.
    Des êtres habités de cauchemars et de rêves fous, exaltés par les peurs qui hantent leurs nuits, promènent en pleine lumière leur tristesse et leur incompréhension devant le spectacle d'un monde désolé qui se défait devant eux.

  • Raffles hotel

    Ryû Murakami

    Autour de la fi gure centrale du RaÁ es Hotel, symbole d'un monde nostalgique qui n'est plus, se croisent des existences vécues ou simplement rêvées. Kariya, un photographe désabusé, et Takeo, un jeune aventurier venu chercher fortune à Singapour, y rencontrent Moeko, une actrice fragile et excentrique. Ce pourrait être un roman d'amour teinté de désillusions, mais Murakami brouille à dessein les pièces d'un puzzle onirique que le lecteur devra compléter luimême.

  • Lignes

    Ryû Murakami

    Mukai, Junko, Yukari, Takayama, Akemi, Kaoru, Sugino, Chiharu... et les autres. Dans ce roman polyphonique, à la structure éclatée, Murakami déroule inexorablement les destins d'êtres enfermés dans leur solitude et qui n'ont que leur désespoir à échanger. De petits drames en vraies détresses, de confessions en soliloques balbutiés, les personnages disparaissent les uns après les autres, comme dans une course de relais après le passage du témoin. L'espace d'une nuit, vingt trajectoires se croisent dans la mégalopole de Tokyo, rencontres de hasard cousues l'une à l'autre par la violence, laissant au lecteur stupéfait une douloureuse impression de vertige.

  • Topaze

    Ryû Murakami

    "[ Quelque chose d'indicible flottait dans l'atmosphère du hall de cet hôtel. Quelque chose dans le sol en marbre d'Ichimatsu, les fresques murales, les handeliers en cristal, entre les gens qui traversaient le hall et ceux qui attendaient. Etais-je la seule à ressentir cela ? C'est sûr que je suis un peu spéciale. Je ne fais pas partie
    du personnel de l'hôtel. Je ne suis pas non plus une cliente. Je n'ai pas été invitée à une réception. Je suis une sorte de parasite. Je suis une call-girl que les clients font monter discrètement et, qui plus est, pas pour de la baise ordinaire.]"

  • «La femme appuya sur le ventre du bébé et prit le petit sexe dans sa bouche. Il était plus fin que les cigarettes américaines mentholées qu'elle fumait d'ordinaire, et avait un goût de poisson cru. Elle leva la tête pour voir si le bébé pleurait et s'aperçut qu'il ne bougeait plus.» Hashi et Kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat. Ce roman suit en parallèle les destins des deux frères, décrivant le mécanisme qui les pousse à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, racontant comment ces enfants purs et attachants passent du statut de victimes à celui de bourreaux. Mêlant l'horreur au comique, l'auteur nous offre une vision de cauchemar du Japon de cette fin de siècle.

  • Anglais Sixty-nine

    Ryû Murakami

    A side-splittingly funny coming-of-age novel set in the Japan of the sixties, Ryu Murakami's novel is an unusually funny and autobiographical book from an author known for his darkly violent and cynical side. Being young in the 1960s is the same in Japan as everywhere. This is a personal but profound insight into a much wider upheaval in society.

  • Trois livres, trois « Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort » construits autour de trois personnages liés à une ville : une nymphomane dominatrice exerçant à Tokyo, une jeune actrice installée à Paris et un marginal errant dans New York. Ce monologue aux confins de la folie, de la sujétion et de l'anéantissement de soi est à couper le souffle. (Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles) Par-delà le monde contemporain, c'est à une véritable archéologie du sentiment amoureux, du désir, de la passion et de la jalousie que se livre Murakami : proprement envoûtant. (François Kasbi, Le Magazine littéraire)

  • Thanatos

    Murakami/Ryu

    Un photographe installé à Cuba est convoqué pour servir d'interprète auprès d'une compatriote japonaise suspectée par les services de l'immigration. Cette femme, Reiko, extrêmement belle, jadis actrice à Paris, lui raconte son histoire, sa rencontre avec Keiko Kataoka et celui qu'elle appelle « le maître », et les relations intenses, fondées sur le plaisir et la soumission, qui se noueront entre eux. Réflexion sur l'identité, la sexualité, les métaphores du désir, de la jouissance et de la souffrance, Thanatos forme le dernier volet, après Ecstasy et Melancholia, de la trilogie regroupée par Murakami sous le titre de Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort - et en fournit en quelque sorte la clé. À l'opposé d'une lecture voyeuriste, les relations sadomasochistes y apparaissent comme le miroir grossissant de tensions sociales poussées à leur paroxysme.
    « Ce monologue aux confins de la folie, de la sujétion et de l'anéantissement de soi est à couper le souffle. » Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles.

  • 1969

    Murakami/Ryu

    L'auteur raconte, sous une forme romancée et humoristique, ses souvenirs de lycéen provincial au Japon en cette belle année 1969, quand nous lisions Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d'un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, Murakami décrit les péripéties d'une adolescence mouvementée allant toujours à l'essentiel : le désir, la révolte, l'humour, et dans laquelle bien des lecteurs français se reconnaîtront.

  • Love & pop

    Murakami/Ryu

    Love & Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon, dont Murakami avait déjà fait le sujet troublant de son film Tokyo Decadence. Par l'intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s'acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d'une jeune fille qui, désirant absolument s'offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l'avait prévu. La littérature n'a que faire des questions de moralité, dit Murakami, qui a construit son roman à la manière d'Andy Warhol, en fondant dans la narration des bribes de conversation, d'émissions de radio ou de télévision, des litanies de marques, de titres de films...

  • Ecstasy

    Murakami/Ryu

    "Et toi, tu sais pourquoi Van Gogh s'est taillé une oreille ?" C'est par cette énigme que Miyashita, le je fragile de l'histoire, va se laisser entraîner dans un autre jeu - qui lui sera fatal - de relations sadomasochistes. Aspiré malgré lui, comme dans un jeu vidéo, par la recherche vertigineuse du plaisir et des drogues, il ira en un crescendo terrifiant jusqu'au point de non-retour. Ecstasy forme avec Melancholia et Thanatos - parus aux Éditions Philippe Picquier en 2003 et 2005 - une trilogie intitulée par l'auteur Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort.

empty